Donc, d’un côté, les barbus du Hamas...

jeudi 22 novembre 2012
par  siksatnam
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Passez-moi l’expression, mais putain de sionistes quand même, tiens ! Moi qui me faisais un tel plaisir de parler des victoires respectives de Copé et Fillon, qui me faisais une joie d’invectiver, ouvrez les guillemets, ces gros cons de militants UMP, ennemis de classe s’en allant voter par milliers comme des moutons bien-pensants contre la liberté, l’égalité et la fraternité, moi qui soupirait d’aise à pointer du doigt le score de la motion de cette vermine fascisante de Guillaume Peltier, qui m’enthousiasmait par avance à tirer à boulets rouges sur cet collaborationniste de Fillon, bon soldat aux ordres de la sarkozie triomphante, moi qui rêvait à une violente diatribe contre cette raclure de bidet puante d’apprenti-boulanger de Meaux de Copé…

Mais non ! Patatra ! Voilà que tout s’écroule avec ce nouveau conflit israelo-palestinien qui nous tombe sur les bras !

Et je vais donc devoir me coltiner une de ces brillantes analyses, dont j’ai le secret, toute en finesse et en retenue, neutre et circonstanciée comme il se doit, pour décrypter les récents évènements dans la bande de Gaza… Merci la corvée !

Allez, c’est parti… Donc, d’un côté, les barbus du Hamas, aigris et brutaux, comme des barbus, en clair, mais ils ont leurs raisons, parce qu’ils sont amers de pas avoir de missiles sol-air, ceci dit, les copains iraniens pourraient prêter un peu quand même… Des barbus, donc, qui passent leurs journées à exhiber devant les caméras de télé des cadavres d’enfants sortis des décombres de maisons en ruine, et qui, en attendant un coup de pogne de Téhéran, essaient de se consoler en lançant des roquettes artisanales Made in Palestine, et organisant des happening dans des bus remplis de feux d’artifices…

Et de l’autre, un peuple de martyres, qui s’est gentiment mué avec le temps en une nation bien fascisante à souhait, noyautée par les religieux, avec leur kippa en guise de béret sur la tête… Et à leur tête, justement, Nétanyaou, sorte de voisin de palier antipathique qui fait chier tout l’immeuble matin, midi et soir en toute impunité, le doigt toujours posé sur le bouton qui actionnera la bombe atomique, sans que personne ne puisse réellement savoir si y a une grosse Bertha à faire péter…

Heureusement quand même pour les palestiniens, parce que sinon ils se feraient grave casser la gueule une fois de plus, qu’il y a un concert de fermes rappels à l’ordre de la communauté internationale pour calmer le jeu… Sérieux, l’ONU, c’est pas les marioles de la SDN, on peut pas dire… Et Obama, dont j’ai déjà tressé les louanges à cette même place il n’y a pas si longtemps, vous l’avez entendu élever le ton ? Voici mot pour mot ce qu’il a dit : « … ». Quelle fermeté !

Par contre Hollande, c’est malheureux, il a pas été servi par son calendrier international ! Vous l’imaginez, s’il avait eu son entrevue une semaine plus tard avec le sus-cité Nétanyaou, comment ça aurait bardé pour son matricule, à celui-là… Je l’imagine d’ici, le Hollande, l’attraper par le colbac et lui dire : « Putain, mais t’es incorrigible, c’est pas croyable, ça ! J’te préviens, mon poto, si demain t’as pas remisé tes canons au hangar, nous aut’ français, tu vas voir de quel bois on se chauffe ! J’vais mettre Laurent Ultimate Fabius sur le coup, j’te préviens, c’est un tueur, ce mec… Comment y va t’imposer un pont aérien humanitaire vers la bande de Gaza en deux-deux, j’te raconte même pas !

Hop, et dans la foulée, en homme à poigne qu’il est, Hollande, j’le vois comme ça, il te l’aurait attrapé par les couilles pour lui arracher le partage de Jérusalem au forceps… A une semaine près…

Allez, on rappelle le score à la mi-temps, 108 à 5 en faveur des israéliens.