Comme les soubresauts de cette démocratie adolescente qu’est le Venezuela contrastent avec la sérénité affichée par notre système politique…

dimanche 10 mars 2013
par  siksatnam
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En ces temps troublés pour le dogme catholique, j’aurais tellement aimé vous parler des dernières turpitudes des curetons sodomites, à travers le prisme du cardinal O’Brien, tout aussi homophobe que l’âme et le bas ventre torturés, témoins, son « comportement inapproprié », selon ses coreligionnaires….

J’aurais souhaité également vous entretenir des récentes démêlées judiciaires de Eric Raoult, mari violent et inénarrable initiateur de l’arrêté municipal anti-string, dans sa bonne ville du Raincy, jamais à court d’une bonne plaisanterie, telle sa proposition de remettre à un sacré pauvre con, qui n’a semble-t’il d’ailleurs pas compris le message qui lui a été adressé en mai dernier, j’ai nommé Nicolas Giscard-Cosy, de lui remettre donc, le prix Nobel de la paix, pour son action en faveur de celle-ci…

J’aurais aimé aborder ces sujets avec vous, mais aujourd’hui, l’actualité est ailleurs…

Les amateurs de petits pères des peuples se sont en effet levés avec une bien mauvaise nouvelle ce matin, celle de la mort de Hugo Chavez.

Mi-homme, mi-Fidel Castro, Chavez le bolivarien n’est plus… Il est parti, laissant les gisements énergétiques de son pays à la merci des compagnies pétrolières internationales. Gageons que la contre-révolution capitaliste est déjà en marche au Venezuela, avec les Etats-Unis aux commandes en sous-main, même si Chavez a donné les clefs du pouvoir à son fidèle second, Nicolas Maduro.
La première question qui se pose est toutefois, au-delà des élections qui se dérouleront prochainement dans le pays, de savoir si, s’inspirant d’illustres révolutionnaires passés, les autorités vénézuéliennes se sont mises à la recherche du meilleur naturaliste, afin d’embaumer l’icône socialiste avant le pourrissement du corps, pour mieux pouvoir l’exposer ensuite au regard des pèlerins qui viendront s’incliner devant la dépouille de ce leader Maximo bis…
Si le socialisme version Amérique du Sud se drape dans une attitude vestimentaire couleur treillis, par des putschs et autres coups d’états, dans notre belle patrie, le socialisme prend des contours beaucoup plus arrondis… Témoins, les accords tout en consensus, ratifiés entre organisations syndicales quelque peu représentatives et patronat bienveillant à l’égard des salariés… Unis main dans la main, pour construire l’avenir industriel de la nation…

Comme les soubresauts de cette démocratie adolescente qu’est le Venezuela contrastent avec la sérénité affichée par notre système politique… Si bien huilé, dans celui-ci, la solidarité nationale prévaut, chacun comprend et accepte la nécessité citoyenne de renflouer les établissements bancaires asphyxiés par leurs erreurs passées, Ce système où chaque voix est entendue, est écoutée, y compris et surtout celle des plus modestes, pour mieux mettre à bas des injustices sociales de plus en plus rares sous nos latitudes… La généreuse amnistie dont ont bénéficié les agitateurs marxistes, presque tous, saccageurs de mobilier urbain en diable, en est la preuve...

JC P