Gay pride 2013 à Tours : le flop de la bande à Mériguet.

samedi 25 mai 2013
par  siksatnam
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Alors que près de 2000 personnes participaient à la marche des fiertés gay et lesbian, les néo-fascistes de "Vox Populi" (pourtant élargi au "printemps Français) n’ont même pas réussi à être une quarantaine... Dépité, Mériguet est parti avant la fin de "son" rassemblement. Après 4 dépôts de plaintes et 2 dépôts de mains courantes (suite à des agressions de ses militants) ces 2 derniers mois et deux résolutions de conseils municipaux (Saint pierre des Corps et Tours) demandant la dissolution de "Vox Populi", rien ne va plus pour le duce tourangeau...


Gay pride anti fa 2013 Tours par siksatnam






Ci dessous l’article de la "Nouvelle République" du 26 mai 2013.

L’extrême droite fait de la présence


La guerre de Tours n’a pas eu lieu. Pas la moindre escarmouche entre les quelque 1.300 jeunes et moins jeunes, qui défilaient dans une joyeuse symphonie de couleurs et de musique électro rue du Commerce, et la cinquantaine de manifestants d’extrême droite rassemblés rue Constantine et tenus à l’écart par un cordon de CRS venus du Havre pour prêter main-forte à la police nationale tourangelle. Plusieurs dizaines de CRS, ça calme. A la veille de la manifestation à Paris contre le mariage pour tous, où l’on devrait retrouver plusieurs milliers de Tourangeaux, les forces de l’ordre avaient pris samedi leurs précautions.

Vox Populi, avec Pierre Louis Mériguet, amalgamé dans une certaine confusion avec des représentants peut-être du Printemps français, a donc montré sa détermination comme chaque année à ce « qu’il n’y ait pas de quartier pour la Gay Pride et pas de Gay Pride dans nos quartiers ». En vain.

Avec cette année un « Taubira, casse-toi » et « Vos lois ne sont pas nos règles », l’extrême droite avait donc le mariage pour tous à se mettre sous la dent.

Derrière les jeunes gens vêtus de noir et agitant des drapeaux fleurdelisés, une dizaine de personnes plus âgées, bon chic bon genre, mais sûrement pas transgenres, répétaient en chœur « Un père, une mère, c’est élémentaire ».

Parmi elles, Catherine Costa, ex-candidate du Front national à l’élection législative de la troisième circonscription, mais venue à « titre privé » pour dire que « la minorité de la minorité nous impose quelque chose d’aberrant ».

B.B.


L’article de la "Nouvelle République" du 27 mai 2013

Pas de fausse note pour la Gay Pride

La Gay Pride de Tours, qui a réuni 1.500 personnes dans le centre-ville, samedi après-midi, était la première à se dérouler – avec Dijon – après le vote de la Loi Taubira sur le mariage homosexuel. Une manifestation que la pluie et le froid n’ont pas arrêtée, ni empêché certains et certaines d’être court-vêtus, même si cette 8e édition tourangelle était la plus sage de toutes. Avec quand même des filles en soutien-gorge et des garçons en collants transparents !

En tête du défilé jeune et coloré, mené joyeusement au rythme de la musique de l’école de samba de Tours-Nord, une bannière affichant « Le mariage n’est qu’un début ». « La loi est passée, mais nous voulons les mêmes droits parentaux que les couples mariés », précisait une militante.

Un défilé sans aucun incident notable, dans un contexte pourtant tendu, puisqu’il avait lieu la veille de la manifestation parisienne des opposants au mariage pour tous.

Au croisement de la rue Constantine et de la rue Colbert, les chars des vestales et autres centurions romains, entre autres, ont pu entendre la quarantaine de jeunes militants d’extrême-droite, essentiellement de Vox Populi, qui avait déposé en préfecture une demande de rassemblement au nom du Printemps français… histoire de gonfler ses rangs !

Agitant leurs drapeaux fleurdelisés, ils ont été tenus à l’écart par un cordon de CRS venus du Havre (pas moins de 7 fourgonnettes et 90 hommes, au cas où…), se limitant à scander leurs slogans haineux : « Pas de Gay Pride dans nos quartiers, pas de quartier pour la Gay Pride » ou encore « Taubira, casse-toi ! ». Une fois la Gay Pride passée, ils se sont d’ailleurs aussitôt dispersés.

Eve. B.

Ci dessous, l’article du Monde du 25 mai 2013

A Tours, la première Gay Pride depuis la loi Taubira

L’événement avait valeur de test. Ce samedi 25 mai s’est déroulée à Tours la première Gay Pride en France, avec celle de Dijon, depuis la promulgation de la loi Taubira. A la veille de la manifestation, à Paris, des opposants au mariage pour tous, un important dispositif policier avait été mis en place sur les bords de la Loire pour cet événement de taille modeste – 2 200 personnes étaient présentes selon les représentants du mouvement gay local – mais dont la particularité est d’être "accompagné" par une contre-manifestation d’extrême droite.

Depuis quatre ans, un groupuscule identitaire appelé Vox Populi Turone organise en effet son propre rassemblement le même jour que la Gay Pride tourangelle, qui plus est à proximité du parcours de cette dernière. Des incidents avaient eu lieu il y a deux ans entre les forces de l’ordre et militants des deux camps. Le risque de récidive était donc réel.

FAIBLE MOBILISATION DES "ANTI"

Rien ne s’est passé finalement. D’abord parce qu’un barrage de CRS a empêché les deux cortèges de s’approcher l’un de l’autre. Ensuite parce que les manifestants de Vox Populi étaient trop peu nombreux pour jouer le rôle de perturbateurs. Une cinquantaine de personnes – espacées d’un mètre ou deux afin d’atténuer l’impression de vide entre les rangs – ont agité des drapeaux à fleurs de lys de la Touraine et ont scandé des slogans disant "Première, deuxième, troisième génération, nous sommes tous des enfants d’hétéros" ou "Pas de Gay Pride dans nos quartiers, pas de quartier pour la Gay Pride"...

Peu de manifestants de Vox Populi se sont mobilisés pour l’occasion.

Le leader de Vox Populi Turone, Pierre-Louis Mériguet, s’est éclipsé avant la fin du rassemblement qui s’est terminé quelques minutes après le passage de la "marche des fiertés", 50 mètres plus loin. Les médias sur place ont dû alors se "rabattre" sur la représentante du Front national, Catherine Costa, récente candidate aux législatives dans l’Indre-et-Loire.


NE PAS RÉPONDRE AUX PROVOCATIONS

Juste avant le départ du défilé, les organisateurs et quelques responsables politiques locaux (de gauche) avaient demandé aux participants de la Gay Pride de ne pas répondre aux provocations. Le climat, il faut dire, était monté d’un cran en raison de deux faits qui avaient défrayé la chronique locale.

Le premier s’est déroulé il y a une semaine à Saché, petit village situé à 25 km de Tours où vécut le sculpteur américain Alexander Calder (1898-1976) : des militants anti-mariage gay avaient badigeonné d’affiches le stabile offert par l’artiste à la mairie et situé sur la place du bourg. Le deuxième fait remonte à il y deux jours : un activiste pro-mariage gay – acrobate à ses heures – avait, lui, tagué d’un slogan la bâche de travaux recouvrant une église du centre-ville de Tours. Son message ? "Jésus avait deux pères, et Marie était mère porteuse".

Les prochaines Gay Pride auront lieu à Montpellier, Lille et Nancy le 1er juin, puis à Bordeaux et Rennes le 8 juin. La grande marche parisienne se déroulera, elle, le 29 juin. Samedi à Tours, la compagnie de CRS venue du Havre a passé une après-midi plutôt tranquille. Elle devait rentrer le soir même à Paris afin d’être opérationnelle le lendemain pour une manifestation sans doute moins paisible : celle des anti-mariage pour tous.

Frédéric Potet

"Quand t’es dans le désert"... Le "rassemblement" du printemps Français/Vox Populi à Tours :



Commentaires  (fermé)

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mercredi 29 mai 2013 à 22h45 - par  Je ne tue pas

Pendant quelques heures, le site de Mériguet donnait le chiffre de 80 manifestants côté "Printemps Français"...

Qu’est-ce qui a bien pu le décider à corriger ?

Il y a pire que le ridicule : la peur du ridicule.

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mardi 28 mai 2013 à 11h48 - par  Le compte est bon Laurent

Payez-vous une bonne tranche de rire avec le dernier communiqué officiel de Mériguet. Ce genre de truc doit être destiné aux relations extérieures, comprendre : Internet, car je ne sais pas quel tourangeau présent pourrait corroborer ces chiffres.

La présence policière avait pour seul but de protéger Mériguet et ses copains.

Un bide, c’est un bide. L’honnêteté commande de le reconnaître.