Nous risquons la prison pour des autocollants " non à l’arme nucléaire"

mercredi 10 août 2016
par  Le Plombier
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Bonjour,

Le 6 août 2016, à l’occasion de la commémoration du 71ème anniversaire des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki, 2 militants des Désobéissants ont apposé plusieurs autocollants "arme nucléaire stop" sur la vitre du parti politique les Républicains, et inscrit à la craie le message "non à l’arme nucléaire, qui nous coûte 4 milliards d’euros par an" afin de dénoncer la responsabilité historique de ce parti concernant le développement des armes nucléaires françaises. Nous avons fait 24h de garde à vue, poursuivis pour « dégradation grave en réunion » et sommes convoqués au tribunal le 7 novembre à Paris (Tribunal de Grande Instance, à 9h) pour répondre de cet acte hautement répréhensible ! Nous avons besoin de soutien et notamment de dons pour nous aider à payer nos frais d’avocat. Nous encourons en théorie jusqu’à 2 ans de prison et 30 000€ d’amende.

Faire un don.

Nous rappelons que tous les candidats des Républicains pour l’élection présidentielle de 2017 se sont déclarés favorables à l’arme nucléaire et à la poursuite de sa modernisation (en contradiction avec le Traité de non-prolifération, signé par la France). Les économies réalisées par l’abandon de l’arme nucléaire pourraient être réinvesties dans la lutte contre le terrorisme, et notamment sa prévention (éducation, aide aux quartiers défavorisés, etc).

«  La droite française soutien de manière inconditionnelle l’arme atomique, depuis le premier essai nucléaire réalisé le 13 février 1960 sous la présidence de Charles de Gaulle. L’utilisation d’arme nucléaire est un crime contre l’humanité ! Les victimes des essais nucléaires français se comptent par milliers, en Algérie et en Polynésie particulièrement. De nombreux anciens militaires sont malades du fait de leur exposition à la radioactivité. C’est véritablement un scandale de risquer la prison pour quelques autocollants antinucléaires ! », s’indigne Rémi Filliau, un des prévenus, à sa sortie de garde-à-vue.

« La police n’arrive pas à arrêter des terroristes mais s’acharne sur des militants non-violents qui dénoncent l’arme nucléaire ! On voit bien où sont les priorités des politiciens qui nous gouvernent. », s’emporte Sophie Jallier, la militante poursuivie.

Merci d’avance de votre soutien.

Solidairement,

Rémi

www.desobeir.net


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