La réponse des salariés du foyer Albert Thomas au préfet et au maire

samedi 14 janvier 2017
par  Le Plombier
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Après les propos mensongers (publiés dans la presse locale) du maire de Tours et du préfet d’Indre et Loire concernant la liquidation judiciaire de l’association gérant le foyer Albert Thomas, les salariés répondent.

Nous, les salariés rappelons que la gestion de l’association était sous l’entière responsabilité des membres du bureau (M. Moindrot , président, M. Gondrant, responsable du personnel, et M. Chardin, trésorier) qui ont avancé des arguments mensongers pour entériner la liquidation judiciaire. Les principaux responsables sont totalement absents depuis le 21/12/2016 et injoignables, malgré de nombreuses sollicitations de notre part.

Nous souhaitons aussi revenir sur les propos tenus par Mr Le Préfet le 09/01/2017 concernant « les problèmes récurrents constatés dans l’exercice de la gestion.... ». Nous vous rappelons que le public accueillis à Albert Thomas est orienté par l’OFII (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration) et par le SIAO (115). De plus, une veille sociale est envoyée quotidiennement (7jours sur 7) à ce même organisme régulateur, en plus de l’enquête flash DDCS envoyée tous les 6 mois. Cette situation est identique dans les différentes structures d’hébergement à Tours, due au flux de migrants, c’est pourquoi nous nous étonnons que seul le foyer Albert Thomas soit pointé du doigt.

Nous sommes d’autant plus désappointés par les propos tenus par la mairie et la préfecture, avec qui nous avons toujours travaillé en étroite collaboration afin d’assurer au mieux notre mission, jusqu’à ce que la liquidation judiciaire soit prononcée.

De plus, les deux institutions ont été prévenues à plusieurs reprises par nos soins de la mauvaise gestion interne au sein du Foyer Albert Thomas.

Il est surprenant de mettre en cause la qualité du travail fourni par l’équipe constituée principalement par des salariés avec plusieurs années d’ancienneté dans le secteur social et au sein de la structure.

Il est d’autant plus surprenant de mettre en cause l’absence d’accompagnement social qui n’est pas du ressort de l’association. D’ailleurs il y a quelques années des assistants sociaux externes étaient présents au foyer, postes supprimés faute de budget.

Nous, les salariés, sommes outrés des propos tenus à notre encontre sachant que nous avons proposé aux pouvoirs publics d’assurer la gestion du centre de manière bénévole, dans l’attente que les organismes trouvent des solutions dignes et humaines pour les accueillis.

En conclusion, nous nous offusquons qu’en plus d’être licenciés pour des raisons douteuses, nous apprenons que nous sommes en partie responsables de la mise en liquidation judiciaire de l’association.

  • Les salariés

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