La tragédie des Brigades Internationales

mercredi 20 décembre 2017
par  Le Plombier
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L’histoire poignante des 35 000 volontaires étrangers venus combattre le franquisme en Espagne.

L’histoire poignante des 35 000 volontaires étrangers venus combattre le franquisme en Espagne.

À travers de poignantes archives, Patrick Rotman retrace l’histoire des trente-cinq mille volontaires venus du monde entier combattre le franquisme dans la guerre civile espagnole.

Réalisation : Patrick Rotman

Documentaire de Patrick Rotman (France, 2015, 1h41mn)


Commentaires

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vendredi 22 décembre 2017 à 22h18 - par  MARIANO

Voici ce que j’ai lu de la part de la personne qui animera la 1ère soirée de notre manifestation sur les Brigades ; "Il y a un peu plus d’1 an, lors de la 1ère diffusion du documentaire de Patrick Rotman, j’avais demandé à Gilbert GRELLET journaliste à l’AFP, auteur de " Un été impardonnable " qui traite de la non intervention de la France et la Grande Bretagne en faveur de l’Espagne Républicaine, ce qu’il pensait du documentaire.
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La Tragédie des Brigades internationales

Ce titre ne reflète nullement le contenu, puisque dans le documentaire qui dure 1h40 on ne parle des Brigades Internationales que pendant 15 à 20 minutes. En particulier, il faut attendre une demi-heure (bien trente minutes !) après le début du documentaire pour entendre enfin prononcer par le commentateur les mots "Brigades Internationales".
Le documentaire est en fait une sorte de résumé de la guerre d’Espagne qui revient sans cesse sur les activités de Robert Capa, Gerda Taro, Hemingway ou Malraux, sans jamais mentionner une seule fois -c’est un comble - le grandes figures françaises ou internationales des Brigades et le rôle qu’ils ont joué : Henri Rol-Tanguy, Pierre Georges, Lise et Arthur London, Joseph Epstein, Kurt Goldstein et tant d’autres. A croire que Rotman et ses scénaristes n’ont même par lu le livre de Skoutelski.
Une quinzaine de minutes sont consacrés au début du film à la révolution et à la "terreur rouge" sans qu’on comprenne très bien pourquoi. On passe ensuite rapidement sur la "terreur blanche" sans expliquer précisément que ce sont notamment les massacres des nationalistes qui ont suscité la création des Brigades, alors que la "colonne de la mort" de Franco s’approchait de Madrid.
Enfin, le documentaire nous indique à la fin que les Brigadistes de retour au pays ont été très bien accueillis en France ou en Angleterre,en occultant totalement le fait que nombre d’entre eux ont été stigmatisés, opprimés, emprisonnés ou envoyés dans des camps d’extermination - un volet bien connu de la "tragédie" des Brigades.

Par ailleurs, le commentaire contient plein d’erreurs factuelles, dont voici une liste non exhaustive :

Le putsch a été déclenché les 17/18 juillet par des généraux "sous l’autorité" de Franco. C’est faux parce Franco n’a rejoint que sur le tard les rebelles menés par Mola et Sanjurjo et n’a pris la tête de la rébellion que le 1er octobre.

Les Junckers allemands ont permis début août à 20.000 Maures et soldats rebelles de traverser "en une semaine" le détroit de Gibraltar. Il y a un zéro de trop, c’est en fait 2000. Il a fallu deux mois pour en faire passer 15.000.

Les "cadets et leurs familles" défendent héroïquement l’Alcazar de Tolède face aux assauts républicains. Erreur habituelle, puisqu’il n’y avait que 9 cadets (sur les 1800 défenseurs) qui n’ont joué aucun rôle dans cette affaire.

Début août, un pacte de non-intervention est scellé à Londres. Inexact, l’accord est finalisé fin août et la première réunion du Comité de non-intervention a eu lieu le 9 septembre à Londres.

Les avions de Malraux étaient la "seule force aérienne" qui défendait Madrid et la République. Faux, bien sûr, les Républicains disposant de 150 à 200 avions en plus de l’escadrille Malraux (España).

Le 25 avril, Guernica est bombardée par la Légion Condor. Erreur grossière de date : la bombardement a eu lieu le lundi 26 avril, jour de marché.

Etc, etc.." Qu’en penser ???