Les volontaires internationaux anarchistes en Espagne en 1936.

mercredi 21 février 2018
par  Le Plombier
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Conférence d’Édouard Sill, à la bibliothèque de Saint Pierre des Corps, le vendredi 16 février 2018 (108 participant-e-s).


Commentaires

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vendredi 23 février 2018 à 15h18 - par  jacques

Salut,

Au bout du compte, nos cocos résiduels de service ne changeront jamais car ils restent amarrés à la version stalinienne de l’histoire de la guerre civile d’Espagne.
Et ils feraient bien de s’appliquer à eux-mêmes le devoir de mémoire qu’ils reprochent au PP d’ignorer !...
Aujourd’hui encore, ils répètent les vieilles rengaines staliniennes falsifiant l’histoire datant de la fin des années 30...

Le PCE, en 1936, ne pesait rien numériquement parlant, par rapport aux anars bien sûr, mais aussi par rapport aux socialistes révolutionnaires. Et il avait été totalement absent des luttes qui avaient explosé dans les années 30, et notamment celle des Asturies en 1934.
Son importance soudaine est apparue à partir de 1937, compte tenu de la fusion des jeunes socialistes avec le PC, de l’impact psychologique du soutien en matériel (relatif et insuffisant de Staline), de la propagande effrénée basée sur le dénigrement, puis la répression des forces révolutionnaires, le POUM (petit) pour commencer, les anars (trop puissants), pour finir.

En fait, Staline et ses hommes de mains sur place, développaient, avant Munich, une stratégie d’alliance qui avait pour seul but de séduire la F et la GB de façon à ne pas affoler ces démocraties bourgeoises, et qu’il était hors de question de soutenir une révolution sociale qui, de surcroît, échappait totalement au parti. Or, on sait bien que les Staliniens ne supportent rien qu’il ne maîtrisent directement, ou en sous-mains...
Staline a carrément adressé une lettre à Largo Caballero (le soi-disant "Lénine espagnol" qui avait traité au milieu des années 1920 avec le dictateur Primo de Rivera), président du Conseil, pour lui expliquer qu’il fallait rassurer les partis bourgeois d’Espagne (qui, Azana en tête, étaient cul par-dessus tête avec la révolution sociale qui se développait dans une grande partie du pays qui n’était pas sous la botte fasciste) pour rassurer les autres démocraties bourgeoises.

Bien entendu, les partis et les démocraties bourgeoises ayant fait leur choix depuis longtemps, celui "d’Hitler plutôt que Staline", avaient d’emblée la haine de la révolution espagnole, quand bien même les staliniens entendaient y mettre "leur" ordre...

Et ce qui est terrible avec les cocos, c’est qu’ils ne reconnaîtront jamais que le parti se soit engagé dans une voie anti-révolutionnaire, qu’ils ont commis des meutres contre le POUM et les anars, et ils continueront, jusqu’à leur dernier souffle, à admettre la simple vérité historique !...

Je ne parle pas du film des Brigades internationales, à la seule gloire du PCE !...

Mais c’est quand même bien cette commémoration, mieux que la précédente, et on arrivera, un jour, à la vérité.

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mercredi 21 février 2018 à 18h10 - par  croq

Je suis triste de n’avoir pas pu participer à ce débat. Bravo pour le rétablissement de quelques vérités historiques