Le goût du sang

samedi 2 février 2019
par  Le Plombier
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Lorsqu’un gradé, bibendum pathétique, du commissariat de Tours, balance un soir de décembre 2018, en fin de manifestation des Gilets Jaunes, du côté de la gare , une grenade à main sur un petit groupe de manifestant-e-s en maraude, personne ne s’offusque de ce geste.

Qu’importe si aucune violence, ni menace n’émane de la part de ces manifestant-e-s, le gros lard, protégé par plusieurs de ses hommes, fuit immédiatement après avoir accompli sa forfaiture (laissant au passage ses collègues prendre dans les narines, le retour de gaz ! ). On peut ainsi mesurer le « courage » de ce blaireau galonné. Ce dernier ne cesse de se taper la frime lorsqu’il est solidement entouré par ses hommes... On l’a déjà vu « courageusement » encore, malmener une jeune étudiante lors d’une manifestation contre la loi travail (28 avril 2016), place Anatole France, à Tours. Aucun risque pour lui pour assumer ce « courage à deux balles »...

Lorsque les flics du commissariat, le 12 janvier dernier, lâchent en chœur un grand cri d’extase au moment précis où leurs collègues de la Brigade Anti Criminalité « s’amusent » à dégommer du gilet jaune et qu’aucun de leurs gradés ne trouve utile de les recadrer, on comprend finalement toute la duplicité du discours policier et de leurs syndicats. A les entendre, si des « bavures » existent et perdurent lors du mouvement des Gilets Jaunes, elles seraient dues au « manque de formation continue » vis à vis de l’utilisation des GLI-F4 et LBD40 ; nous sommes censés comprendre que, si les flics mutilent des manifestant-e-s, ils le font à « l’insu de leur plein gré » !

Au 18 janvier 2019, nous en étions à 94 blessé-e-s graves chez le Gilets Jaunes : 77 à la tête, 1 aux côtes, 9 à la main, 1 au sexe, 5 aux jambes, 1 au pied. Au final, plusieurs membres amputés, yeux arrachés, visages détruits, etc. Pour l’essentiel, il s’agissait de manifestant-e-s ne pratiquant aucune violence mais dont le « crime » était précisément celui de manifester (qui plus est, souvent pour la première fois ! ). Contrairement aux élucubrations de Castaner, l’idiot utile en tant que fusible de l’innommable Macron, la violence policière s’est déchaînée lors de ces deux derniers mois comme rarement elle ne l’avait fait depuis ces cinquante dernières années. Le cri d’extase des flics de Tours ce 12 janvier, montre à quel point nos pandores ont le goût du sang. Avant, on ne les voyait moins, les « bavures ». Elles s’égrenaient, les unes après les autres, dans les marges des cités de banlieue.

Aujourd’hui, grâce aux réseaux sociaux, les saloperies des flics sont dévoilées, dans toutes leurs horreurs, en temps réel. Et les pitoyables dénégations de Castaner et de la hiérarchie policière ne peuvent plus convaincre que les aficionados de Macron et de ses voyous. Les faits sont ténus. Ajoutons à cela que la Brigade Anti Criminalité de Tours est gangrenée par l’extrême-droite, idem pour les forces d’élite (GIPN, etc) de la police. La police nationale (crée sous Pétain ! ) penche bientôt majoritairement vers cette partie extrême. Les syndicats de flics cautionnent, englués qu’ils sont dans leur défense d’un milieu hyper corporatiste. Dépositaires de la « violence légitime de l’Etat », les flics sont protégés systématiquement par leur hiérarchie, leur ministère et par une justice aux ordres d’une bourgeoisie qui n’hésite plus à montrer son vrai visage : celui de la morgue, du mépris de classe et la haine. Les flics sont leurs marionnettes sanglantes. Ils ne peuvent pas être des nôtres…

ES


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