Premiers témoignages des gardés à vue de la Pitié-Salpêtrière

samedi 4 mai 2019
par  Le Plombier
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« Ici, à la Pitié-Salpêtrière, on a attaqué un hôpital. On a agressé son personnel soignant. Et on a agressé un policier mobilisé pour le protéger.  »

Ces mots sont ceux du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, hier matin, jeudi 2 mai. Tenant là une bonne occasion de salir le mouvement social, le gouvernement a tenté de faire croire qu’une bande de manifestants du 1er mai avait sauvagement « attaqué l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière ». Condamnation unanime, emballement médiatique. Hélas, à l’heure des réseaux sociaux, un tel mensonge ne pouvait pas tenir longtemps. Plus la journée d’hier s’écoulait, et plus les articles pleuvaient [1], démontrant, témoignages et vidéos à l’appui [2], que le groupe de manifestants s’était en fait réfugié dans l’hôpital pour esquiver les matraques et les lacrymo.

Nous avons recueilli jeudi soir en exclusivité les témoignages des gardés à vue de la Salpêtrière, qui démontent une bonne fois pour toute ce qu’il faut bien appeler un mensonge d’état.

Face à l’ampleur de la désinformation qui a suivie et au caractère mensonger des déclarations gouvernementales, le groupe des 34 gardés à vue de la Salpêtrière envisage de mener une action collective en justice.

journalistes : Taha Bouhafs et Jérémie Younes



Notes

[1] « Incidents à la Pitié-Salpêtrière : un repli chaotique, plus qu’une « attaque » délibérée », Les Décodeurs, Le Monde, 2 mai 2019

[2] Jacques Pezet , Pauline Moullot et Fabien Leboucq,« Non, l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière n’a pas été attaqué par des black blocs, ni dégradé », Checknews, 2 mai 2019


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