Siné viré de "Charlie Hebdo"

samedi 19 juillet 2008
par  siksatnam
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Dans une chronique publiée le 2 juillet, Siné ironisait sur une éventuelle conversion au judaïsme de Jean Sarkozy avant son mariage annoncé par la presse avec la fille du fondateur des magasins Darty.

Philippe Val est-il un enfoiré ? Ce n’est pas une nouveauté... C’est un petit patron bobo qui flingue tout ce qui ne lui plait pas...



Commentaires  (fermé)

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samedi 2 août 2008 à 13h06 - par  LN

Parmi les arguments qui ont été mis en avant (et à charge) par une poignée de nuisibles, dans leur récente campagne contre le dessinateur Siné, figurait : l’âge de celui-ci. Mais cet argument était si peu crédible -puisqu’au dire même des intéressés le grand tort de Siné serait d’être incorrigible ! - qu’il aura surtout attiré maladroitement l’attention sur l’âge de certains d’entre eux. Ainsi on relève, pami les auteurs d’une ridicule lettre de soutien à Philippe Val (Le Monde, 1er août) le nom de Claude Lanzmann, dont ce n’est pas un secret qu’il n’a plus vingt ans.

On ne saurait ici parler de totale surprise. Déjà -à la veille des présidentielles 2007, comme par hasard- Lanzmann avait publié, dans le Monde du 1er avril, une lettre qui n’était pas un poisson d’avril et dans laquelle il expliquait qu’avec la municipalité socialiste Paris était devenu un enfer, où on ne pouvait plus circuler à vélo sans risquer de se faire écraser. Et il n’avait pas non plus "perdu" beaucoup de temps, après l’élection du sinistre Sarkozy, pour aller le 5 juillet 2007 déjeuner à l’Elysée, et avec entre autre commensale l’académicienne Carrère d’Encausse, c’est dire si y’avait du beau monde...

Il n’est pas question en ce qui me concerne de contester à Claude Lanzmann le droit à ses opinions politiques (les juifs sont des gens comme les autres et qui ont les mêmes droits que les autres, y compris celui de se fourrer le doigt dans l’oeil) ; et encore moins, son droit à les exprimer.
Mais est-ce trop demander, qu’en appeler à l’élémentaire bon sens ?
Qu’il le veuille ou non Lanzmann est perçu, en milieu lycéen, comme le réalisateur du grand film qu’est "Shoah".
Et ce n’est pas rendre service aux enseignants, dont certains peinent parfois à transmettre la réalité de la politique d’extermination nazie, que de laisser entendre que le réalisateur de ce film aurait fini par s’acoquiner avec les taons modernes.

L. Nemeth

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vendredi 1er août 2008 à 13h23 - par  LN

Ayant perdu tout sens du ridicule, et bafouant à leur tour jusqu’aux lois qui sanctionnent la diffamation, une poignée d’intellectuels (Le Monde, 1er août) se livrent à l’apologie de la censure contre Siné, au motif d’un récent article paru dans Charlie-Hebo .
La démonstration paraît mal assurée toutefois puisque c’est esssentiellement sur le passé, que s’appuient ces belles intelligences -voilà qui confine au masochisme, dans le cas du nommé Alexandre Adler... Et c’est seulement en fin de parcours, que négligemment, les intéressés portent ce qu’ils croient être l’estocade : "Le 2 juillet 2008 enfin, il y eut cette fameuse phrase sur la prétendue conversion de Jean Sarkozy au judaïsme (...).

L’ennui, pour ces trouducuteries, c’est que le 23 juin 2008, soit moins de dix jours (!) avant la fameuse phrase, on pouvait lire ce qui suit, dans le journal Libération :

(...) Patrick Gaubert, président de la Licra et ami de Nicolas Sarkozy, assure n’avoir jamais parlé de ces questions avec lui. « Nous partions parfois en vacances ensemble avec une bande de copains juifs à moi, mais ne parlions jamais de religion. » Il remarque qu’aujourd’hui, le fils de Nicolas Sarkozy, Jean, vient de se fiancer avec une juive, héritière des fondateurs de Darty, et envisagerait de se convertir au judaïsme pour l’épouser.

Ainsi donc les juifs-à-Sarko (et ces intellectuels à leur remorque) prétendraient mettre en circulation des "bruits", à des fins de racolage éhonté ; et ensuite crier haro sur le baudet, quand les mêmes bruits sont rappelés pour leur mettre le nez dedans ?
Vraiment, je ne vois que le mot yiddish chutzpah (gros culot), pour qualifier des TRUCS pareils...

L. Nemeth

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mardi 29 juillet 2008 à 18h45 - par  LN

Un article paru sur cinq colonnes (Le Monde, 30 juillet), et qui assurément soulève la question de la cinquième colonne, a pour sur-titre :

"L’ "affaire Siné" déchaîne les passions. Les propos du dessinateur-chroniqueur licencié du journal satirique relèvent-ils de l’anarchisme graveleux ou de l’antisémitisme pur et simple ?" (sic).

Les optimistes en retiendront que ce journal nous laisse charitablement le choix entre ce qu’il appelle... anarchisme graveleux, et l’antisémitisme. Mais cette trouducuterie paraît appeler pour le moins, quatre remarques.

1) celui qui a écrit çà, est un con. Car la simple lecture de l’articulet de Siné permet d’établir qu’il ne s’agissait ni d’anarchisme, ni d’antisémitisme, mais : de simple bon sens.

2) l’accusation d’antisémitisme, même quand elle est comme ici assortie d’un trop-vertueux point d’interrogation et présentée comme une hypothèse parmi d’autres, est : diffamatoire.

3) ceux qui recourent à de pareilles méthodes, s’exposent à la réciprocité. Et on veut bien croire que le nommé Yves-Marie Labé (c’est le nom, du journaliste ici en cause) ne serait pas content, de découvrir au détour d’un journal :
"Un article paru dans "le Monde" suscite un large mépris. Les propos du plumitif de service relèvent-ils de la bêtise ordinaire ou de la collusion délibérée ?".

4) mais la vraie crapulerie, celle qui m’a incité à prendre la plume, est celle qui consiste et dans tout l’article à présenter cette situation comme un affrontement, entre Siné, et le nommé Philippe Val. Cela supposerait en effet une lutte d’égal à égal. Or nous sommes ici, en présence : d’un pur et simple licenciement patronal.

L. Nemeth

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mardi 22 juillet 2008 à 12h33 - par  LN

Faisant sienne à son tour la devise chiraquienne plus-c’est-gros-mieux-çà-passe, et spéculant sur la crédulité des gogos, le saltimbanque BHL nous en raconte une bien bonne (le Monde, 22 juillet) : Siné aurait, à l’en croire, commis un article antisémite...
D’ores et déjà on peut se demander qui sont les plus à plaindre, de ceux qui tiennent de pareils propos, de ceux qui les lisent, ou du journal qui ouvre ainsi ses colonnes à la diffamation dès lors qu’elle vise tout ce qui est d’extrême-gauche (tandis que le dernier des fachos y a droit à d’interminables rectificatifs, et ce au nom d’une conception parfois très extensive du droit de réponse).
Pour le reste, quiconque a eu sous les yeux l’entrefilet incriminé est en mesure de confirmer que c’est avec une modération qui dénote presque avec son style habituel, que Siné a ironisé sur le célèbre clone Jean Sarkozy.

Il n’y a aurait pas plus à en dire si ce BHL, espérant donner quelque poids à ses flatulences, ne s’était ici paré des plumes de... l’historien. Et c’est ainsi que l’intéressé écrit, en toute infâmie révisionniste : Il y a une excuse au moins qui, depuis l’affaire Dreyfus, semble marcher à tous les coups et instaurer une sorte de clause de la haine la mieux autorisée.
C’est celle qui consiste à dire : non à l’antisémitisme, sauf s’il s’agit d’un grand bourgeois, officier supérieur de l’armée française. Ou : non à l’antisémitisme sauf si l’enjeu est un symbole du Grand Capital, un banquier juif, un ploutocrate, un Rothschild
. Et... prout ma chère ?

Je ne vois pas l’intérêt de traiter par la plume, ce qui relève du bon coup de pied au derrière. Ce sont là des propos qui poursuivent des buts politiques : c’est dans une revue politique (encore que je voie mal laquelle) que j’y répondrais, si j’estimais qu’ils en valent la peine. Et la partie qui concerne Siné, relève de la diffamation : c’est à lui d’apprécier ce qu’il y a lieu de faire, sur ce point. Mais, puisque les circonstances ont voulu que j’effectue des recherches sur l’affaire Dreyfus (je crois même que j’étais le seul conférencier venu de France, lors du Colloque international qui s’est tenu aux Etats-Unis en 2003, et je suis encore réintervenu sur ce thème à Manchester cette année) alors je crois être bien placé pour dire que, comme souvent c’est le cas avec les tenants de l’idéologie française aujourd’hui dominante : c’est ici le contraire, qui est vrai. Et s’il est un mérite qu’il faut reconnaître à l’extrême-gauche, même si elle en fut peu récompensée (car les Briand et les Clémenceau arrivés au pouvoir grâce à l’affaire Dreyfus ne se montrèrent pas toujours tendres, avec le peuple...), c’est bien d’avoir surmonté tous les préjugés qui auraient pu faire qu’elle se tienne à distance.

Luc Nemeth, Docteur en Histoire contemporaine

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