la théorie de l’effet papillon...

jeudi 18 décembre 2008
par  siksatnam
popularité : 5%

Vous ne trouvez pas qu’il a l’air bien sympathique, ce Bernard Madoff ? Angélique, même ! Sur la photo, c’est bien simple, si on était catholiques, on lui donnerait le bon dieu sans confession !

Oui, alors bien sûr, vous me rétorquerez que c’est un satané capitaliste, un parvenu de la pire espèce... Admettons ! Mais avouez quand même que ça fait plaisir de voir ce type enfler son monde de 50 milliards de dollars, comme ça, l’air de rien, et en passant, qui plus est, pour le bon samaritain de service...

Et ben moi, c’est décidé, j’vais afficher son poster dans mes cabinets, et, chaque jour, à l’heure d’aller déféquer, j’aurais un sourire en pensant à tous ceux qui ont perdu du pognon dans cette affaire !

Alors à en croire tous les observateurs économiques, si ça c’est finalement vu, la supercherie pyramidale de Madoff, c’est parce que l’économie va de mal en pis... En clair, s’il n’y avait pas eu la crise, les Jean-Marc Sylvestre de tous poils seraient encore en train de lui tresser des couronnes de lauriers... Seulement voilà... Chaque jour qui passe est une nouvelle épreuve pour les investisseurs et les requins de la finance... La dernière en date, elle s’apelle la déflation... La déflation, c’est quoi ? Alors dans la vraie vie, quand ça va pas très bien, certes, mais que tout est quand même normal, il y a l’inflation, les prix montent, mais pas les salaires... Puis, quand vient la crise, il y a la désinflation, les prix montent toujours, mais moins... Et puis, quand c’est carrément la cagade, vient la déflation, et là, les prix baissent... Les prix baissent ! Bonne nouvelle, me direz-vous ? Mon cul, oui ! C’est le chroniqueur de France Inter qui l’a dit hier matin, et il avait pas l’air jouasse, croyez-moi ! Parce que si les prix baissent, c’est parce que les gens renoncent à leurs achats... Ah merde ! Ils renoncent ? Alors là oui, c’est grave, surtout en période de Noël !

Donc ! Vu que ça faisait longtemps, genre au moins une semaine, que je ne vous avais pas livré une des analyses de fond et à la con dont j’ai le secret, je me lance : Vous avez sans doute déjà entendu parler de la théorie de l’effet papillon, qui voudrait qu’un bruissement d’ailes de ce lépidoptère puisse provoquer par effet domino un tremblement de terre à l’autre bout du monde... Et ben voilà... Nous y sommes... Et là je dis : C’est le principe de la réaction en chaîne... Le navire craque de partout, et il va sombrer corps et bien... Alors quand je pense à nos chers dirigeants qui n’en finissent plus de mettre au point des plans de sauvetage de ceci, des cent milliards d’euros par là, des stratégies de relance en veux tu en voilà, j’ai envie de leur dire : Non mais attendez, les mecs, arrétez de vous crever la paillasse dans le vent, c’est mort ! Vous l’avez dans l’os ! Sérieux, la talonnette, tes copains les dirigeants, y ont plus qu’une chose à faire, c’est de se jeter du sommet des tours qu’ils ont bati ! Comme au bon vieux temps de la crise de 1929, parfaitement ! Et puis nous autres, le bon peuple, d’accord, on crèvera de faim, mais on s’en fout, on fera des jeux de mots quand même, et on rebaptisera l’esplanade de la grande arche le parvis de la defens-nestration ! Je vous laisse un instant pour bien saisir la subtilité de ce bon mot... La défense-nestration... Ca y est, vous l’avez ? Bien ! Donc, entre nous, amis esthètes, imaginez des patrons plantés la tête en bas, avec des pigeons qui chieraient dessus... Avouez que ça aurait quand même de la gueule... Des grands, des petits, des gros, des maigres... Un peu comme les colonnes de Buren, mais en moins moche !

Mais, tout à mes considérations esthético-révolutionnaires, je m’égare... Revenons à nos moutons, qui nous amènent, pour terminer cette chronique, que dis-je, ce billet d’humeur, à évoquer le sourire de la semaine... La dernière déclaration de W. qui a affirmé, ouvrez les guillemets : "J’ai abandonné les principes de l’économie de marché pour sauver le système d’économie de marché"... A méditer, peut-être en lui balançant virtuellement vos vieilles tatanes sur les dizaines de sites internet qui proposent cette activité ludique et pleine de bonne humeur !

D.G


Commentaires  (fermé)