Sabotages SNCF : Coupat veut contre-attaquer

samedi 14 mars 2009
par  siksatnam
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"Nous allons nous déplacer sur le terrain politique, là où toute cette affaire a été fabriquée", prévient l’avocate de Julien Coupat, dont la demande de remise en liberté a été à nouveau rejetée.

L’entourage de Julien Coupat veut contre-attaquer après le nouveau rejet vendredi 13 mars par la cour d’appel de Paris d’une demande de remise en liberté du cerveau présumé des sabotages de lignes TGV, en détention depuis quatre mois.
La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris s’est opposée pour la troisième fois à une demande de remise en liberté de Coupat, 35 ans, mis en examen et incarcéré depuis le 15 novembre pour direction d’une entreprise terroriste et destructions en réunion à visée terroriste.
Le parquet général avait requis son maintien en détention. "A mes yeux, Julien Coupat fait figure de bouc-émissaire d’un fiasco politico-judiciaire", a déclaré à la presse son avocate, Me Irène Terrel, dénonçant un "déni de justice".
Selon elle, "il s’agit d’une affaire fabriquée de toutes pièces sur le terrain politique, notamment par des interventions de Michèle Alliot-Marie".


Cinquième mois de détention provisoire

La ministre de l’Intérieur, qui avait exprimé dès janvier 2008 sa crainte d’une résurgence d’un terrorisme d’extrême-gauche, avait elle-même annoncé les interpellations le 11 novembre 2008.
Soupçonné d’avoir commis des dégradations à caractère terroriste qui ont perturbé le trafic TGV en octobre et novembre, Julien Coupat reste ainsi le seul en détention parmi les neuf personnes mises en examen dans cette enquête. Sa compagne, Yldune Levy, avait été remise en liberté le 16 janvier.
Julien Coupat, qui entame son cinquième mois de détention provisoire à la maison d’arrêt parisienne de la Santé, "va bien, en dépit des conditions indignes dans lesquelles il est incarcéré", a précisé son avocate selon laquelle "il réfléchit, il écrit, notamment sur les conditions d’emprisonnement".
L’avocate a par ailleurs annoncé un certain nombre d’"initiatives", parmi lesquelles figure une demande à venir de "déqualification du chef (de mise en examen, ndlr) qui ne repose que sur des constructions intellectuelles".


Opération politique

"Puisque il ne sert visiblement à rien de se limiter au terrain juridique, nous allons nous déplacer sur le terrain politique, là où toute cette affaire a été fabriquée", a prévenu Me Terrel.
"Nous allons également demander à ce que la juridiction antiterroriste soit déclarée incompétente car tout ceci n’a rien à voir avec du terrorisme, c’est totalement démesuré", a-t-elle estimé.
Enfin, l’avocate a annoncé que le dossier d’enquête, théoriquement soumis au secret de l’instruction, serait "ouvert au cours d’une conférence de presse dans les prochaines semaines pour démontrer que Julien Coupat est détenu pour justifier une opération politique". Elle a appelé "les intellectuels et citoyens à s’exprimer et à rejoindre ce combat".
Le père d’Yldune Levy, Michel Levy, présent au palais de justice, a de son côté ironisé sur un dossier qui "plonge et fait plouf !". Il a invité lui aussi les intellectuels à rejoindre le comité de soutien aux mis en examen.



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