Allez, pour ne pas sombrer dans la monotonie...

vendredi 3 avril 2009
par  siksatnam
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Allez, avant de rentrer dans le vif du sujet, et sans même évoquer le cas des curetons qui pensent que les capotes sont trouées, on évacue vite fait bien fait le problème Colonna… Colonna, donc, condamné en appel à perpet’, avec 22 ans incompressibles, au terme d’un procès sentant l’iniquité à plein nez… Donc, rendez-vous prochainement en cassation, et puis sans doute après, viendra le temps de la cour européenne des droits de l’homme… Yvan Colonna risque d’en passer encore du temps à zoner devant sa télé dans sa cellule de la prison de la Santé, avant d’être définitivement fixé sur son sort… Souhaitons pour lui qu’il apprécie les séries policières allemandes de l’après-midi… D’ailleurs, si seulement c’était le Renard qui avait mené les investigations dans l’affaire du préfet Erignac, on n’en serait sans doute pas là !

Colonna n’est ni plus ni moins que le capitaine Dreyfus corse ! Pour moi qui souhaite devenir le Emile Zola de Radio Béton, c’est du pain béni… Malheureusement, je ne connais pas suffisamment bien le dossier… Alors, si quelqu’un a une autre idée pour mon premier grand roman social, que je vais bientôt écrire, qu’il n’hésite surtout pas à me la soumettre, je lui promets d’en faire le meilleur usage…

Bon, ça c’est dit… Tout autre chose, maintenant… La mode…

La mode, vous le savez, ça va ça vient… La semaine dernière, celle-ci était aux parachutes dorés… On voyait les PDG de grandes entreprises françaises, avec une prédilection pour celles dont les résultats sont calamiteux, partir, la queue basse, certes, mais aussi et surtout le portefeuille bien garni en stock-options, de quoi s’offrir la retraite dorée à laquelle nous autres, les prolos, n’aurons jamais droit le moment venu, si tant est qu’il arrive, peut-être après 45, 50 annuités, voire plus, qui sait…

En matière de retraite, un qui pourrait servir de sujet d’étude à un élève en sociologie, c’est Daniel Bouton, ci-devant ex-président de la société Générale, et dont la pension à venir a été dévoilée par l’hebdomadaire l’Express, et qui selon, la nauséabonde feuille de chou, s’élèverait à 1.000.000 d’euros par an… La Société Générale s’est d’ailleurs empressée d’apporter un ferme démenti… Bouton ne touchera en fait finalement que 730.000 euros par an, une bagatelle, certes, mais représentant tout de même l’équivalent de 60 smic par mois. C’est pas la gloire, mais certainement qu’avec un peu de chance, Bouton trouvera bien lui aussi quelques stock-options au fond de ses poches… Notons qu’il a 59 ans, âge idéal pour partir taquiner la truite, tandis que le printemps commence à poindre.

Donc, revenons à nos moutons… Le principe de la mode, inventé par les capitalistes, est d’évoluer sans cesse, de manière à ce que le consommateur ait toujours un temps de retard, et passe son temps à lui courir après, qui pour renouveler sa garde–robe, qui pour changer une voiture qui n’offre plus « les critères de sécurité et d’esthétique en phase avec son époque », ou bien qui encore pour se doter de la paire de seins modèle 95 C dont elle, voire il, a toujours rêvé…

Alors la mode, cette semaine, consiste à retenir les dirigeants de sociétés contre leur gré dans les locaux de l’entreprise, dans l’espoir, un peu vain, mais attendrissant tout de même, de conserver un emploi dont le sort est déjà scellé… Et cela pour attirer l’attention des médias sur ces combats perdus d’avance…

C’est ainsi que les cadres de la société Caterpilar, ont été retenus plus de 24 heures par les salariés en colère, avant d’être finalement relâchés en fin de matinée. Hier également, ce fut en fin d’après-midi le tour de François Pinault, président notamment de Conforama ou encore de la Fnac, de rester coincé dans sa voiture pendant une heure… Sauf que là, il s’agit d’un gros bonnet… C’est pourquoi les milices Sarkozy sont intervenues sans délai pour délivrer le malheureux, qu’on imagine aisément à bouts de nerfs d’avoir eu à côtoyer la plèbe de si près…

Oui oui, bien sûr, je vous vois venir, vous autres, les plus radicaux de nos auditeurs, tentés que vous seriez d’envisager les solutions les plus extrêmes, du type « on les arrose d’essence, on fait tout flamber, et le problème est réglé » ! Taratata ! Je vous signale, bande de dangereux extrémistes que, et d’une, le remplissage des bidons d’essence à la pompe est interdit, depuis les émeutes dans les banlieues, et que de deux, ce type d’incivilités est sévèrement réprimé par la loi. Alors du calme, s’il vous plait !

En tout cas, puisque ça va mal, les maîtres du monde se réunissent à Londres pour tenter de trouver des solutions, avec en point de mire les paradis fiscaux, désignés depuis quelques jours par les médias comme les principaux responsables de la crise du grand capital…

Imaginez un peu la scène, Sarkozy s’essayant à jouer au mal dominant… Il faudra tirer sur sa laisse pour ne pas qu’il se jette sur Gordon Brown, le premier ministre anglais… Avant qu’il n’essaie de couvrir Angela Merkel, au point qu’il faudra lui jeter un seau d’eau pour calmer ses ardeurs… C’est alors qu’arrivera Barack Obama, et la Talonnette se mettra à grogner, pour bien lui signifier sa colère de n’être point considéré par le président américain… Sur la jambe duquel il finira pourtant par se frotter… Re- seau d’eau…

En tout cas, tous ces braves gens se réunissent pour répondre aux problèmes que rencontre le monde aujourd’hui, et on peut leur faire confiance, ne nous en déplaise, pour redonner son âme à l’économie de marché…

Allez, pour ne pas sombrer dans la monotonie, on termine, une fois n’est pas coutume, non pas avec le sourire, mais bien avec le soupir de la semaine… Qui concerne, encore une fois Sarkozy… Normal, il est omniprésent dans les médias, y’a pas de raison qu’il ne soit pas omniprésent dans mes chroniques !

Figurez-vous qu’on n’est pas passés loin d’en être durablement débarrassés… En effet, tandis qu’il s’apprêtait mercredi dernier à partir pour l’Afrique, l’avion dans lequel il était installé, et qui roulait déjà sur le tarmac, a connu un problème de réacteur… Incident mécanique sans conséquence… Sachant que dans le coucou, y avait du monde… Christine Lagarde, Brice Hortefeux, ou encore Rama Yade… On aurait eu droit à un tarif de groupe…

Allez, c’est pas grave, il voyage beaucoup, ça n’est que partie remise… En plus, ça nous évite d’avoir à subir des funérailles nationales… Et puis avouez que ce serait bien plus sympa pour lui une mort lente et douloureuse, en exil sur l’île de Sainte- Hélène, par exemple, et dans l’opprobre la plus absolue… Encore un argument, pour essayer de s’en convaincre… Vous vous verriez, vous habiter la rue Nicolas Sarkozy, parce qu’il y en aurait eu, faut pas se faire d’illusions ? Quelle horreur !

Non, vous avez raison, ça suffit pas comme raisons… Tout bien réfléchi, c’est dommage quand même…

D.G.


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