Non, figurez-vous, c’est piquant, j’ai travaillé.

vendredi 24 avril 2009
par  siksatnam
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Tout d’abord, et avant toute chose, une petite mise au point s’impose. Si je fus absent lors des deux dernières diffusions de Demain Le Grand Soir, ça n’est pas parce que j’ai subi un internement en hôpital psychiatrique, comme voudraient bien le faire accroire certains de mes détracteurs, ni même en raison d’une quelconque condamnation judiciaire, qui m’aurait envoyé battre ma coulpe derrière les barreaux durant ce laps de temps. J’en profiterais d’ailleurs pour rappeler au passage que, de par l’éducation judéo-chrétienne que j’ai reçue durant ma prime jeunesse, je respecte totalement l’honneur et la probité, et ce en toutes circonstances. Et c’est même là mon principal trait de caractère. Dont acte.

Non, figurez-vous, c’est piquant, j’ai travaillé. Une expérience d’ailleurs riche en enseignements, sinon en rémunération.

A vrai dire, et bien que cela me titille sérieusement, je ne suis pas venu là pour vous embêter avec ma vie professionnelle, déjà que vous avez la votre, c’est pas la peine d’en rajouter, aussi je m’abstiendrais…

Toujours est-il qu’avec tout ce travail qui m’est tombé sur la tête, houla, savez-vous, une expérience entre parenthèses riche en enseignements comme c’est pas permis, mais je l’ai déjà dit, je n’ai pour le coup pas été très au fait de l’actualité de ces derniers temps. Mais quelque part, dans ces conditions, j’ai la distance et le recul nécessaires pour, là aussi, tirer des enseignements des événements récents, comme, par exemple, le sommet de l’Otan à Strasbourg, et les conséquences qu’il a engendré : La ville en état de siège, des flics qui quadrillent toutes les rues, un permis pour entrer ou sortir de chez soi… Que de bons souvenirs sans doute pour les plus anciens des strasbourgeois… Tout ça tandis qu’Obama joue les rock-stars en tournée européenne, avec sa limousine blindée et ses, allez, 250-300 gardes du corps, à vue d’œil … Et sans que ça face marcher l’économie locale, encore, parce qu’en plus, difficile comme il est, monsieur emmène son propre manger…

Et que dire des médias de masse, beaucoup plus prompts à gloser sur les tenues soit disant simples et élégantes portées par Michele Obama qu’à commenter les prises de décisions de ce sommet, qui marque le retour de notre beau pays sous l’aile protectrice des Etats-Unis.

Retour aux affaires courantes, pour moi, donc, et tout de suite, en arrivant dans les studios, je soumets une idée à Eric, Zazou et Céline, une idée qui, de prime abord me semble coller avec le principe de l’émission… Une minute de silence en mémoire de René Monory, récemment rappelé à Dieu. On me répond sèchement que : Et d’une, la minute de silence est tout à fait inadaptée au format radio.

Que, et de deux : On a aucune envie de rendre hommage au bonhomme, et plutôt au contraire on se féliciterait que 20 ans après le fameux slogan « Monory au tapis », qui marqua les esprits de toute une génération, cela se réalise enfin.

Les arguments se tiennent. La queue basse, je prends acte, et étudie le dossier suivant : La loi Hadopi, visant à réprimer le téléchargement illégal, et débattue à l’assemblée nationale la semaine dernière.

Ou comment les députés socialistes, après avoir constaté qu’ils étaient à peine moins nombreux que ceux de la majorité, ont joué du téléphone portable, pour rameuter du monde, avant de se cacher sous un escalier, et de surgir, tel le prédateur sur sa proie, au moment du vote de la loi, qu’ils ont finalement fait rejeter. Cela pour le plus grand prestige de la démocratie représentative, et sous le regard noir de Christine Albanel, la ministre de la culture. Ah, ça ! On peut compter sur les socialistes pour jouer leur rôle d’élus de l’opposition, que diable ! Ils ne s’en laisseront pas compter aussi facilement !

Socialisme radical toujours, mais cette fois-ci avec Ségolène Royal, plus grandiloquente que jamais, lorsqu’elle présente ses excuses aux africains ou à Zapatéro au nom des français… C’est amusant, en matière d’image de la France à l’étranger, Royal, elle fait en gros aussi honte que Sarkozy… Du coup, c’est Jack Lang, grand redresseur de torts s’il en est, qui s’excuse des propos de Ségolène… Et c’est l’entourage de Sarkozy qui lui donne un bon point, et évoque même son entrée possible au gouvernement ! C’est du théâtre de boulevard, c’est du Feydeau !

Y’ a un autre personnage qui est plein d’aigreur, en ce moment, et qui le fait savoir, c’est celui joué par Dominique de Villepin… Il vient d’affirmer qu’un risque révolutionnaire existe en France. Il a évoqué des comportements collectifs difficiles à maitriser. Tout ça pour agacer ses ennemis de classe. Son successeur François Fillon, n’a d’ailleurs pas manqué de s’énerver ce matin sur l’antenne de France Inter, stigmatisant ceux qui jouent de la contestation, voire en jouissent.

Allez on termine par le sourire de la semaine… Figurez-vous qu’il y a des combats pour les droits des travailleurs qui aboutissent positivement… Pour preuve au sein de l’émission, où après d’âpres négociations, j’ai obtenu gain de cause sur un sujet qui me tenait à cœur depuis longtemps… Celui de choisir la chanson qui enchaînerait après ma chronique… C’est pourquoi, tandis que, vous l’avez constaté, j’ai été très marqué par ma récente expérience professionnelle, je vous propose d’écouter le Poinçonneur des Lilas de Gainsbourg, revisité par le groupe Starshooter.

D.G.


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