Montreuil : la démocratie Sarkozienne en marche...

mercredi 15 juillet 2009
par  siksatnam
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La flicaille tape et massacre....

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Photo, images, montage et réalisation : Béatrice Turpin / Durée : 9’36"*]

Tout d’abord, plusieurs personnes ont été arrêtées et transférées au commissariat de Bobigny. Les onze personnes gardées à vue ont été relâchées sans poursuites ni convoc.

Ce 13 juillet, une manifestation a réuni 600 personnes dans les rues de Montreuil (93) contre l’action de la police qui a occasionné de graves blessures par des tirs tendus de flashball mercredi, dont la perte d’un oeil pour l’un des blessés. Ces tirs avaient eu lieu lors d’une déambulation en soutien à la Clinique, lieu occupé depuis janvier 2009 et expulsée le matin même.

La manifestation, qui a débuté par un rassemblement et des prises de parole regroupait une foule hétérogène : habitants de Montreuil, squatteurs, élus, chômeurs, parents d’élève, résidents des foyers, enfants, intermittents, lycéens, étudiants, syndicalistes... Au vu de la violence extrême de la récente intervention, certains manifestants était casqués afin d’assurer la sécurité du cortège.

Alors que la manifestation, qui tentait d’éviter les confrontations avec les escadrons de policiers stationnés un peu partout dans le centre ville de Montreuil, passait devant la place du marché --- à proximité même de l’endroit des tirs de mercredi dernier --- des fonctionnaires des BAC (Brigade anti criminalité), postés sous le marché couvert, ont chargé les manifestants en les matraquant à la tête. Rapidement rejoints par des CRS, ils ont scindé le cortège pour s’en prendre violemment, et de manière clairement préméditée, aux porteurs de banderole. Plusieurs personnes ont alors été matraquées puis embarquées par la police, certaines ligotées, tandis que le reste des manifestants était repoussé par des jets de gaz lacrymogène. Le cortège s’est disloqué, et les manifestants se sont retrouvés confrontés par petits groupes à la police, qui a, une fois de plus blessé à coup de flashball, puisqu’une jeune femme a été atteinte par un tir à la jambe.

Nous exigeons la mise en liberté immédiate des personnes interpellées et l’abandon de toutes les poursuites éventuelles.

Aujourd’hui on nous rend la vie plus difficile, on nous expulse, on nous voudrait corvéables à merci, sans broncher, acceptant un couvre feu permanent face à toute velléité de révolte, de refus de la précarité et de l’ordre répressif. On voudrait intimider par une violence extrême.

Le nouveau ministre de l’intérieur est Brice Hortefeux, il semble vouloir donner le ton de son arrivée aux affaires. On le savait, après la suppression totale de libertés des sans papiers, il confirme sa volonté de supprimer toutes les libertés, libéré de toutes les contraintes limitant l’usage de la force par l’Etat.

On voudrait nous dessaisir définitivement de la rue. On voudrait nous empêcher une bonne fois pour toute de nous organiser collectivement pour répondre ensemble contre un ordre répressif et inégalitaire.

Source : Bellaciao.org.



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