Journée souvenir

lundi 25 avril 2011
par  siksatnam
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Evenement autour de Georges Fontenis


Tours, Samedi 30 avril : Projection publique - Débat.

Cet hommage se déroulera le samedi 30 avril 2011, salle Paul Bert à Tours (37100).

Il se passera en deux temps.

A 14H30, projection publique du documentaire « Parcours libertaire » réalisé par Franck Wolff suivi d’un échange pour évoquer le militant Fontenis : Michel Desmars (ex Union de Travailleurs Communistes Libertaires), Jean-Michel Surget (Collectif contre la venue du pape à Tours et SUD éducation), Jacques Berthereau (militant social à Loches).

A 16h30, un autre débat animé par Guillaume Davranche (du mensuel Alternative libertaire) sur "Georges Fontenis et Julien Bournique (Fédération Anarchiste), cheminement d’un militant révolutionnaire dans le mouvement ouvrier (syndicalisme, mouvement social, lutte des classes, etc).

Petite expo et pot de l’amitié sur place.

Fin de la commémo à 19h.

Les Amis de Demain Le Grand Soir , Alternative Libertaire et SUD/Solidaires 37 .

Article LE MONDE, du 13.août 2010

Georges Fontenis

Né dans une famille ouvrière, Georges Fontenis passe son enfance dans la région parisienne. Il lit les journaux syndicalistes et pivertistes de son père, aussi bien que les journaux libertaires, trotskistes et pacifistes. Adhérant à l’Union anarchiste, il dévore les oeuvres complètes de Bakounine à l’âge de 17 ans.

Sous l’occupation, Georges Fontenis est membre de la CGT clandestine et, à la Libération, participe à la refondation de L’Ecole émancipée. Plus tard, il représentera les enseignants débutants à la Commission d’épuration établie par le ministère de l’éducation, avant d’enseigner dans une école primaire parisienne.

En 1944, il devient le plus jeune membre de la commission administrative de la Fédération anarchiste (FA)renaissante et sera secrétaire des Jeunesses anarchistes. Partisan d’une conception "lutte de classes" et d’une plus grande cohésion idéologique et organisationnelle des anarchistes, il dénonçait /"les démolisseurs, les contemplateurs de leur nombril, les "enfileurs de phrases" vains et néfastes"/. Il est bientôt élu secrétaire général de la FA, qui se transforme, en 1953, en Fédération communiste libertaire (FCL). La FCL développe l’activité anticolonialiste et syndicale et fait preuve d’une attitude plus ouverte à l’égard du marxisme.

*Clandestinité *Georges Fontenis participe, en 1953, à la rédaction d’un /Manifeste du communisme libertaire/. Adoptant une position de /"soutien critique"/ aux mouvements indépendantistes dès le début de l’insurrection algérienne, la FCL attira la collaboration d’intellectuels engagés tels que Daniel Guérin. La FCL est frappée par la répression et son journal disparaît en 1956. En 1955, trois rédacteurs du /Libertaire/, dont Georges Fontenis, sont inculpés d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Ayant signé, en juillet 1956, un "Appel pour l’unité du front des révolutionnaires", Fontenis est, avec d’autres militants, interrogé longuement par la direction de la surveillance du territoire (DST). Croyant le pays à la veille d’une insurrection, il passe alors à la clandestinité.

Il établit des contacts avec les militants d’autres organisations et avec le Front de libération nationale (FLN) algérien. Il est arrêté par la DST, en juillet 1957. Condamné à près de deux ans de prison, il
bénéficie de l’amnistie après l’arrivée au pouvoir du général de Gaulle.

Réintégré dans l’éducation nationale en 1958, Georges Fontenis retrouve un emploi d’instituteur. Il sera inspecteur en zone rurale de 1962 à 1967, puis professeur de psychopédagogie à l’Ecole normale d’instituteurs de Tours. Il passe avec succès, à Paris, l’examen de professeur de collège et de directeur d’école.

Il joue de nouveau un rôle dans le mouvement libertaire avec les événements de Mai 68, animant, à Tours, un Comité d’action révolutionnaire. Avec Daniel Guérin, il crée le Mouvement communiste libertaire (MCL) en 1969, qui deviendra, en 1971, l’Organisation communiste libertaire (OCL), promouvant un syncrétisme des apports principaux du mouvement ouvrier antiautoritaire de la I^re Internationale, de l’anarcho-syndicalisme, du conseillisme et de la réflexion de Socialisme ou barbarie.

L’OCL disparaît en 1976 ; Georges Fontenis adhère, en 1980, à l’Union des travailleurs communistes libertaires (UTCL), dont la stratégie était de construire une nouvelle organisation communiste libertaire au sein d’un pôle alternatif autogestionnaire et anticapitaliste plus large. Après des rencontres de l’UTCL avec diverses autres organisations, est créée, en 1991, Alternative libertaire, à laquelle il adhère.

Dans les années 1980-1990, Georges Fontenis se consacre à l’écriture, produisant des brochures (/Les Amis de Durruti/, 1983 ; /Il y a 50 ans, le Front populaire/, 1986) et une histoire autobiographique : /L’Autre
Communisme/, 1990, rééditée sous le titre /Changer le monde (1945-1997)/.


27 avril 1920

Naissance à Paris

1944

Secrétaire des Jeunesses anarchistes

1969

Crée le Mouvement communiste libertaire

9 août 2010

Mort à Reignac (37)

*David Berry, historien, professeur à l’Université de Loughborough*


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