Pauvre France, relève la tête

samedi 18 juin 2011
par  siksatnam
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Sous les ordres de quelques-uns tu as creusé ta propre fausse commune. Ne reste pas asservie aux intérêts des puissants qui t’exploitent, ils sont puissants parce que tu y consens.

Vas-tu regarder sans agir à ton tour ces révolutions qui viennent du Sud ? Es-tu devenue plus servile que ses peuples soumis aux dictatures ? A ceux qui te disent que c’est pire là-bas, réponds que l’oppression ne connait pas la demi-mesure. Un peuple est libre ou il ne l’est pas.
Tu courbes l’échine, tu gis et on t’enchaîne sur un tas de ruines et de cendres fumantes, il te reste si peu à perdre et tant à gagner, à reconquérir.

La vie d’un homme n’a plus de valeur dès lors qu’il met un prix à la vie des autres. Pour te faire entendre tu as usé tous les moyens de cette démocratie qu’ils te brandissent de la main droite et poignarde de la main gauche… mais ils ne t’ont pas écouté. Ils t’ont menti même et t’ont craché au visage que tu n’avais d’autre choix que de te soumettre.

Alors à leur mépris oppose leur ta haine. A leur condescendance oppose leur ta rage. A leur poudre aux yeux oppose leurs tes coups de poings au ventre.

Les puissants doivent abdiquer ou bien à ton tour, tu seras maître de leur sort et tout te sera permis. Ce ne sera que justice.

Qui ira pleurer les politiciens qui se passent le « pouvoir », les banquiers qui s’approprient ton argent, jouent avec et te font payer leurs caprices, les conseils d’administrations et les « grands » patrons qui te réduisent en esclavage, c’est pour eux que ton réveil sonne tous les matins, les spéculateurs, les assureurs, les marchands de rêves en papier glacé et en technologie 3G, les marchands d’armes, les laboratoires pharmaceutiques, les fossoyeurs de l’environnement, les medias, ces affreux complices, qui les regrettera si ce n’est la vermine qui pullule autours, se goinfrant des mêmes privilèges ?

Parce qu’il n’y a pas de force plus puissante que celle de ton désespoir, relève-toi, marche, résolue, déterminée. Vole les voleurs, sers-toi, prends ce qui t’es dû ; asservis les maîtres autoproclamés, ils ne sont rien avec ou sans toi ; use de violence envers ceux qui te violentent et qui, jour après jour, t’accablent d’un quotidien misérable.

Il n’y a pas de fatalité, il n’y a que de la peur. Oublie-la. Ne crains ni le désordre, ni le chaos. Ne crains ni le manque, ni la faim. Ce n’est pas à ce dont tu as besoin que tu vas t’attaquer mais à ceux qui te le vendent à prix d’or.

Et quand tu auras vaincu, quand tu auras relevé la tête, la rage, la haine disparaîtront en même temps que ce cancer qui te ronge et il ne restera pour reconstruire que ta dignité, le respect que tu te dois à toi-même et à ton voisin, ces valeurs chèrement acquises que tu garderas et que tu défendras pour ne jamais plus voir cette sordide farce se répéter.

Pauvre France, relève la tête, tu peux tout et ils ne sont rien, car le puissant, c’est toi…

Anonyme