Partage des bénéfices : trois tiers, vraiment ?

jeudi 5 mars 2009

Nicolas Sarkozy l’a claironné haut et fort le 5 février dernier : il faut que les entreprises partagent leurs bénéfices en trois tiers. Un tiers pour les actionnaires, un tiers pour les salariés sous forme d’intéressement et de participation aux bénéfices et un tiers qu’elles conservent pour financer leurs investissements et leur développement. Si l’on en croit les comptes de l’ensemble des entreprises françaises tels que les a globalisés l’Insee, le chemin va être long : en 2006, les entreprises avaient réalisé 137 milliards d’euros de bénéfices avant impôts pour 2 260 milliards de chiffre d’affaires, soit 6%. Après impôts, il leur est resté 95 milliards d’euros à partager. Là-dessus, 71 milliards sont partis aux actionnaires (75% du total), 15 milliards aux salariés sous forme d’intéressement et de participation (16%) et il n’est resté que 9 milliards, soit 9% du total, pour financer le développement des entreprises. Sans commentaires.