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Demain Le Grand Soir
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“ Jésus avait deux pères et Marie était mère porteuse ”
Article mis en ligne le 24 mai 2013

par siksatnam

Article de la "Nouvelle république" du 24 mai 2013 ; no comment...

“ Jésus avait deux pères et Marie était mère porteuse ”. Ce slogan a été écrit nuitamment sur la bâche couvrant la tour de l’église Saint-Julien.

Jésus avait deux pères, et Marie était mère porteuse. Ce slogan a été tagué en lettres noires, énormes, au cours de la nuit de mercredi à jeudi, sur la bâche recouvrant la tour de l’église Saint-Julien, à Tours. Un édifice qui subit, depuis mars, d’importants travaux de restauration.

Ce message dessiné à la bombe noire est tout à fait visible depuis la rue Nationale, où passants et commerçants l’ont découvert, hier, fendant l’air frisquet du petit matin. « Nous avons fermé mercredi soir à 19 h, le graffiti n’y était pas, c’est sûr », commente un salarié de la boutique Edgar Opticiens, située face à la tour, sur le trottoir opposé.
On a vu maintes fois ce slogan au cours de reportages sur les manifestations pro mariage gay, depuis le début de l’année, sur les pancartes et les T-shirts. Le journal Huffington Post le classait même parmi « les meilleurs slogans » pro-mariage pour tous, dans son édition web du 27 janvier. « Nous condamnons toute dégradation de lieux institutionnels ou de culte, nous ne sommes pas responsables, ni liés à cela », commente Stéphanie Druon, présidente de la Lesbian and Gay Pride de Touraine, qui organise, ce samedi dans le centre-ville de Tours, la 8e Gay pride, ou marche des fiertés. « Ce genre de provocation nous dessert, poursuit la jeune femme. La loi est promulguée, il faut la respecter, et cela ne sert absolument à rien de provoquer, ainsi, ceux qui sont contre. » Sur le fond, encore, l’institution catholique est directement visée. « Ce n’est pas la première fois, et ce ne sera sûrement pas la dernière, malheureusement », déclarait, en début d’après-midi, le responsable de la communication de l’archevêché, qui n’a pas souhaité commenter cet incident plus avant.

Sur la forme, à présent : le ou les auteurs de ces tags sont des acrobates. Comment s’y sont-ils pris, nuitamment, pour grimper si haut ? Il semblerait qu’ils aient laissé une signature : un A encerclé, symbole des mouvements anarchistes. Mais faut-il prendre cette signature au pied de la lettre, ou est-elle détournée ?

" Cela ne sert à rien de provoquer ceux qui sont contre "

En attendant, ces lettres sont trop hautes pour être atteintes par la « brigade » anti-graffiti de la municipalité. « Nous allons par conséquent demander à l’entreprise chargée des travaux d’enlever la bâche pour la remplacer par une autre, et dans la mesure du possible avant la gay pride de samedi », a indiqué Patrick Desard, directeur du service municipal de la prévention et de la gestion des risques.

Magalie Basset - (Photo NR, Patrice Deschamps)