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Demain Le Grand Soir
NI DIEU, NI MAITRE, NI CHARLIE !

Le Site de Demain le Grand Soir est issu de l’émission hebdomadaire sur "Radio béton", qui fut par le passé d’informations et de débats libertaires. L’émission s’étant désormais autonomisée (inféodé à un attelage populiste UCL37 (tendance beauf-misogyne)/gilets jaunes) le site continue sa route.

Le site a été attaqué et détruit par des pirates les 29 et 30 septembre 2014 au lendemain de la publication de l’avis de dissolution du groupe fasciste "Vox Populi".

Il renaît ce mardi 27 octobre 2014 de ses cendres.

" En devenant anarchistes, nous déclarons la guerre à tout ce flot de tromperie, de ruse, d’exploitation, de dépravation, de vice, d’inégalité en un mot - qu’elles ont déversé dans les coeurs de nous tous. Nous déclarons la guerre à leur manière d’agir, à leur manière de penser. Le gouverné, le trompé, l’exploité, et ainsi de suite, blessent avant tout nos sentiments d’égalité.
(....)Une fois que tu auras vu une iniquité et que tu l’auras comprise - une iniquité dans la vie, un mensonge dans la science, ou une souffrance imposée par un autre -, révolte-toi contre l’iniquité, contre le mensonge et l’injustice. Lutte ! La lutte c’est la vie d’autant plus intense que la lutte sera plus vive. Et alors tu auras vécu, et pour quelques heures de cette vie tu ne donneras pas des années de végétation dans la pourriture du marais. "

Piotr Kropotkine -

Rirette Maîtrejean, l’insoumise.
Article mis en ligne le 20 décembre 2020
dernière modification le 9 décembre 2020

par Le Plombier

Quittant sa Corrèze natale en 1904, Rirette Maîtrejean a 16 ans quand elle débarque à Paris. En révolte contre une famille qui veut la marier au plus vite, elle est à la recherche d’une vie meilleure. Elle découvre le milieu des anarchistes individualistes...

Dans le milieu des anarchistes individualistes, de nombreuses femmes sont présentes et actives. Rirette, qui aurait voulu être institutrice, peaufine son éducation grâce aux universités populaires et causeries créés par Libertad, haute figure de l’anarchisme individualiste.

Très vite mère de deux enfants, séparée de leur père, pratiquant l’union libre, Rirette Maîtrejean devient responsable de l’hebdomadaire L’anarchie aux côtés de son compagnon Victor Serge. Comme tous les anarchistes individualistes, elle s’efforce de vivre en conformité avec son éthique, pratiquant la vie en communauté, le partage des tâches, l’hospitalité, tout en gérant le bon fonctionnement du journal. Jusqu’à ce que son destin bascule fin 1911 avec l’arrivée à Paris de l’anarchiste lyonnais Jules Bonnot.

Il y a une ambivalence concernant l’assimilation des anarchistes aux bandits. Et d’ailleurs les bandits, parfois, ne sont pas très nets là-dessus, c’est-à-dire que certains vont se prévaloir d’un anarchisme pour justifier leurs actes alors qu’ils ne sont en rien anarchistes. Et d’ailleurs, il y a tout une discussion, y compris concernant Bonnot là-dessus : est-ce que c’était véritablement un anarchiste ou est-ce que c’était simplement un bandit qui essayait de justifier ses actes grâce à cette idée ? Edouard Jourdain

Anita Ubel, arrière petite-fille de Rirette Maîtrejean

Anne Steiner, maître de conférence en sociologie à l’université de Paris Ouest-Nanterre, auteure de Rirette l’insoumise et En dehors, anarchistes individualistes et illégalistes à la Belle Epoque

Edouard Jourdain, docteur en sciences politiques et philosophiques et auteur de L’anarchisme

Frédéric Lavignette, journaliste et auteur de La bande à Bonnot à travers la presse de l’époque

Musique : Shostakovich, Piano Concerto N° 1, 2ème mouvement lento - Eartheater, Metallic taste of patience, extrait de l’album Phoenix : Flames are dew upon my skin (2020) - Deledda & 2K’s, track 1, extrait de l’EP Spore (2020) - Richard Band, Clown Eyes, extrait de l’album Ghoulies / Parasite (2016).