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Demain Le Grand Soir
NI DIEU, NI MAITRE, NI CHARLIE !

Le Site de Demain le Grand Soir est issu de l’émission hebdomadaire sur "Radio Béton", qui fut par le passé d’informations et de débats libertaires. L’émission s’étant désormais autonomisée (inféodé à un attelage populiste UCL37 (tendance beauf-misogyne-alcoolique)/gilets jaunes) le site continue sa route.

Le site a été attaqué et détruit par des pirates les 29 et 30 septembre 2014 au lendemain de la publication de l’avis de dissolution du groupe fasciste "Vox Populi".

Il renaît ce mardi 27 octobre 2014 de ses cendres.

" En devenant anarchistes, nous déclarons la guerre à tout ce flot de tromperie, de ruse, d’exploitation, de dépravation, de vice, d’inégalité en un mot - qu’elles ont déversé dans les coeurs de nous tous. Nous déclarons la guerre à leur manière d’agir, à leur manière de penser. Le gouverné, le trompé, l’exploité, et ainsi de suite, blessent avant tout nos sentiments d’égalité.
(....)Une fois que tu auras vu une iniquité et que tu l’auras comprise - une iniquité dans la vie, un mensonge dans la science, ou une souffrance imposée par un autre -, révolte-toi contre l’iniquité, contre le mensonge et l’injustice. Lutte ! La lutte c’est la vie d’autant plus intense que la lutte sera plus vive. Et alors tu auras vécu, et pour quelques heures de cette vie tu ne donneras pas des années de végétation dans la pourriture du marais. "

Piotr Kropotkine -

Le drapeau
Article mis en ligne le 13 mai 2007

par Le Plombier

Un texte féroce d’une icône de la gauche Française...
Pour réponbre aux conneries de Ségolène Royal à ce sujet... Et à celles et ceux qui la soutiennent...

Ils sont quinze cent qui sont morts pour cette saloperie-là…
Quinze cent mille dans mon pays, quinze millions dans tous les pays.
Quinze cent mille hommes morts mon dieu…
Quinze cent mille hommes morts pour cette saloperie tricolore…
Quinze cent mille hommes morts dont chacun avait une mère , une maîtresse, des enfants, une maison, une vie, un espoir, un cœur…
Qu’est-ce c’est que cette loque pour laquelle ils sont morts ?
Quinze cent mille morts, mon dieu, quinze cent mille morts pour cette saloperie ; Quinze cent mille éventrés, déchiquetés, anéantis dans le fumier des champs de bataille, quinze cent mille que nous n’entendrons plus jamais, que leurs amours ne reverront plus jamais, quinze cent mille pourris dans quelques cimetière sans planches et sans prières. Est-ce que vous ne voyez pas comme ils étaient beaux, résolus, heureux de vivre, comme leurs regards brillaient, comme leurs femmes les aimaient. Ils ne sont plus que de la pourriture…
Pour cette immonde petite guenille, terrible morceau de drap cloué à ta hampe, je te hais férocement. Oui, je te hais dans l’âme ; Je te hais pour toute la misère que tu représentes, pour le sang frais, le sang humain aux odeurs âpres qui gicla sous tes plis ; Je te hais au nom des squelettes…
Ils étaient quinze cent mille…
Je te hais pour tous ceux qui te saluent ; Je te hais à cause des peignes culs, des couillons et des putains qui traînent dans la boue leur drapeau devant ton ombre ; Je hais en toi toute la vieille oppression séculaire, le dieu bestial, le défi aux hommes que nous ne savons pas être, Je hais tes sales couleurs, le rouge de leur sang, le bleu que tu volas au ciel, le blanc livide de tes remords…
Laisse-moi ignoble symbole, pleurer tout seul, pleurer à grands coups les quinze cent mille jeunes hommes qui sont morts et n’oublie pas, malgré tes généraux, ton fer doré et tes victoires, que tu es pour moi de la race vile des torches-culs.

6 mars 1924

Jean Zay