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Demain Le Grand Soir
NI DIEU, NI MAITRE, NI CHARLIE !

Le Site de Demain le Grand Soir est issu de l’émission hebdomadaire sur "Radio Béton", qui fut par le passé d’informations et de débats libertaires. L’émission s’étant désormais autonomisée (inféodé à un attelage populiste UCL37 (tendance beauf-misogyne-alcoolique)/gilets jaunes) et, malgré la demande des anciens adhérent-es de l’association, a conservé et usurpé le nom DLGS. Heureusement, le site continue son chemin libertaire...

Le site a été attaqué et détruit par des pirates les 29 et 30 septembre 2014 au lendemain de la publication de l’avis de dissolution du groupe fasciste "Vox Populi".

Il renaît ce mardi 27 octobre 2014 de ses cendres.

" En devenant anarchistes, nous déclarons la guerre à tout ce flot de tromperie, de ruse, d’exploitation, de dépravation, de vice, d’inégalité en un mot - qu’elles ont déversé dans les coeurs de nous tous. Nous déclarons la guerre à leur manière d’agir, à leur manière de penser. Le gouverné, le trompé, l’exploité, et ainsi de suite, blessent avant tout nos sentiments d’égalité.
(....)Une fois que tu auras vu une iniquité et que tu l’auras comprise - une iniquité dans la vie, un mensonge dans la science, ou une souffrance imposée par un autre -, révolte-toi contre l’iniquité, contre le mensonge et l’injustice. Lutte ! La lutte c’est la vie d’autant plus intense que la lutte sera plus vive. Et alors tu auras vécu, et pour quelques heures de cette vie tu ne donneras pas des années de végétation dans la pourriture du marais. "

Piotr Kropotkine -

Les anarchistes : le moment terroriste, et après ?
Article mis en ligne le 26 novembre 2015

par Le Plombier

"La marche de l’histoire", sur France Inter, par Jean Lebrun, du jeudi 26 novembre 2015.

Tenter de faire le moindre mal pour parvenir au bien, c’est l’idéal. Mais l’anarchie est un horizon qui peut s’atteindre par beaucoup de moyens et un anarchiste conséquent est contraint de laisser aux autres une certaine liberté dans le choix des méthodes.

Il se trouve qu’à la fin du XIXème, et pas seulement en France, nombre de compagnons ou de satellites du mouvement se mettent à pratiquer la « reprise individuelle », le vol, et aussi l’attentat. En 1892, les attentats tournent à l’épidémie. Provoquant la sidération. Pourquoi ce tranquille convive du Bouillon Duval est-il assassiné ? Est-il vraiment un bourgeois parce que son assassin est un cordonnier qui l’a tué avec son outil de travail, un tranchet ? A compter de 1893, les cibles se font de plus en plus précises : la Chambre des députés, le président de la République lui-même qui périt en 1894.

Comment mettre fin à ce mouvement terroriste ? Par les lois d’exception qui tombent en cascade ? Beaucoup les qualifient de « scélérates » ? Par la chronique quotidienne de la dynamite dans la presse ? Elle a sans doute aussi encouragé les vocations. Par le travail intérieur des esprits, auquel Elisée Reclus, un des penseurs du mouvement, appelait tout un chacun ?

L’époque, en tout cas, diffère radicalement de la nôtre en ce qu’elle est aussi marquée par un poussant mouvement dans le prolétariat et autour de lui. Les années 1890, c’est aussi le syndicalisme révolutionnaire, les bourses du travail, la première législation sociale républicaine. Optimistes, les anarchistes rescapés fondent un journal, « Les Nouveaux Temps » : ils veulent croire qu’il est possible de passer du maximum d’autorité au maximum de liberté avec le maximum d’éducation.
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invité(s) Philippe Pelletier, Géographe spécialiste du Japon