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Demain Le Grand Soir
NI DIEU, NI MAITRE, NI CHARLIE !

Le Site de Demain le Grand Soir est issu de l’émission hebdomadaire sur "Radio Béton", qui fut par le passé d’informations et de débats libertaires. L’émission s’étant désormais autonomisée (inféodé à un attelage populiste UCL37 (tendance beauf-misogyne-alcoolique)/gilets jaunes) le site continue sa route.

Le site a été attaqué et détruit par des pirates les 29 et 30 septembre 2014 au lendemain de la publication de l’avis de dissolution du groupe fasciste "Vox Populi".

Il renaît ce mardi 27 octobre 2014 de ses cendres.

" En devenant anarchistes, nous déclarons la guerre à tout ce flot de tromperie, de ruse, d’exploitation, de dépravation, de vice, d’inégalité en un mot - qu’elles ont déversé dans les coeurs de nous tous. Nous déclarons la guerre à leur manière d’agir, à leur manière de penser. Le gouverné, le trompé, l’exploité, et ainsi de suite, blessent avant tout nos sentiments d’égalité.
(....)Une fois que tu auras vu une iniquité et que tu l’auras comprise - une iniquité dans la vie, un mensonge dans la science, ou une souffrance imposée par un autre -, révolte-toi contre l’iniquité, contre le mensonge et l’injustice. Lutte ! La lutte c’est la vie d’autant plus intense que la lutte sera plus vive. Et alors tu auras vécu, et pour quelques heures de cette vie tu ne donneras pas des années de végétation dans la pourriture du marais. "

Piotr Kropotkine -

Violences policières : nous ne céderons pas !
Article mis en ligne le 11 mai 2016

par Le Plombier

Le mardi 10 mai 2016, suite à l’annonce du gouvernement de faire usage de l’article 49.3, pour faire passer de force le projet de loi El Khomri, des manifestations spontanées ont lieu dans tout le pays.

A Tours, à partir de 17h00, une centaine de personnes se réunit place Jean Jaurès, devant la Mairie. Face à eux se déploie une impressionnante présence policière. Les témoins comptabiliseront un policier pour 2 manifestants.
Au bout de quelques minutes, et après les sommations d’usage, la police charge le petit groupe pacifique. Avant d’avancer lourdement casqués, les forces de l’ordre lancent des grenades lacrymogènes dans les pieds des manifestants, voire à hauteur de buste pour certaines.

Un mouvement de panique s’ensuit, voyant les manifestants et la foule de badauds s’enfuir pour tenter d’échapper aux gaz portés par le vent. Les policiers, précédés alors des agents en civil de la BAC, armés de matraques, chargent violemment les étudiants en tête de manifestation. Une course poursuite s’engage dans les rues annexes, le long du boulevard Heurteloup, sur le parvis de la gare puis rue Charles Gilles jusqu’à l’avenue Grammont.

Les témoins, filmant, photographiant, assistent à une scène de guérilla urbaine. Les jeunes (étudiants et lycéens majoritairement) fuient sous les menaces de coups, les grenades de dispersion leur étant lancées dans leur dos, et les agressions verbales. Certains témoins sont pris à partie par les forces de l’ordre leur intimant de manière agressive de cesser de filmer et de « se casser ».

Sud Education 37, SOLIDAIRES Etudiant-e-s et SOLIDAIRES 37 dénoncent les dérives des forces policières, qui sous couvert de maintien de l’ordre, ont hier fait preuve d’une extrême violence. Hier, les seuls blessés se comptaient parmi les manifestants. Hier, aucune provocation n’a été observée du côté des citoyens, simplement réunis pour dire leur mécontentement et leur désarroi face à un état autoritaire et sourd.

Sud Education 37, SOLIDAIRES Etudiant-e-s et SOLIDAIRES 37 condamnent ces violences gratuites et invitent les citoyens à se rassembler dans l’espace public pour continuer à débattre et demander le retrait de la loi El Khomri.