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Demain Le Grand Soir
NI DIEU, NI MAITRE, NI CHARLIE !

Le Site de Demain le Grand Soir est issu de l’émission hebdomadaire sur "Radio Béton", qui fut par le passé d’informations et de débats libertaires. L’émission s’étant désormais autonomisée (inféodé à un attelage populiste UCL37 (tendance beauf-misogyne-alcoolique)/gilets jaunes) et, malgré la demande des anciens adhérent-es de l’association, a conservé et usurpé le nom DLGS. Heureusement, le site continue son chemin libertaire...

Le site a été attaqué et détruit par des pirates les 29 et 30 septembre 2014 au lendemain de la publication de l’avis de dissolution du groupe fasciste "Vox Populi".

Il renaît ce mardi 27 octobre 2014 de ses cendres.

" En devenant anarchistes, nous déclarons la guerre à tout ce flot de tromperie, de ruse, d’exploitation, de dépravation, de vice, d’inégalité en un mot - qu’elles ont déversé dans les coeurs de nous tous. Nous déclarons la guerre à leur manière d’agir, à leur manière de penser. Le gouverné, le trompé, l’exploité, et ainsi de suite, blessent avant tout nos sentiments d’égalité.
(....)Une fois que tu auras vu une iniquité et que tu l’auras comprise - une iniquité dans la vie, un mensonge dans la science, ou une souffrance imposée par un autre -, révolte-toi contre l’iniquité, contre le mensonge et l’injustice. Lutte ! La lutte c’est la vie d’autant plus intense que la lutte sera plus vive. Et alors tu auras vécu, et pour quelques heures de cette vie tu ne donneras pas des années de végétation dans la pourriture du marais. "

Piotr Kropotkine -

Hommage
Article mis en ligne le 25 juillet 2007

par siksatnam

Le 27 octobre 1889, naissance de Nestor Ivanovitch MAKHNO à Goulaï-Polé, (Ukraine). Anarchiste ukrainien, dirigeant d’une armée insurrectionnelle la Makhnovchtchina.

Fils de paysans pauvres, il est très tôt révolté. Après la révolution de 1905, il adhère à un groupe anarchiste avec qui il commet de 1906 à 1908 diverses "expropriations". Il est arrêté en août 1908 avec les membres du groupe pour "activités terroristes". Le procès a lieu en mars 1910 et se clôt par leurs condamnations à mort. En raison de son jeune âge, sa peine est commuée en travaux forcés à perpétuité.
La révolution de février 1917 le libère de la prison de Moscou. A son retour à Goulaï-Polé il est élu au soviet des paysans qui décide de mettre en pratique le communisme libertaire.
En 1918, les traités de Lénine livrent l’Ukraine aux Allemands. Makhno organise un mouvement de résistance qui compte bientôt dix mille combattants. Mais lorsque les troupes d’occupations se retirent, ils sont contraint, début 1919, de combattre les armées blanches (tsaristes) du Gal Dénikine.
La pénurie d’arme oblige les Makhnovistes à une alliance avec les Bolcheviks, mais ceux-ci les trahissent. La Makhnovchtchina opère une retraite, mais c’est pour mieux revenir à l’automne 1919 avec trente mille partisans, sauvant ainsi les Bolcheviks en mettant en déroute les blancs qui menaçaient Moscou.
Pendant quelques mois, l’Ukraine s’organise en toute liberté mais, durant l’hiver 1920, une épidémie de typhus décime les insurgés ; Makhno en réchappe de peu. L’armée rouge (bolcheviks) attaque les Makhnovistes mais subit plusieurs défaites. Puis menacés par les blancs (dirigés maintenant par le Gal Wrangel), les rouges concluent une seconde alliance avec Makhno. En novembre 1920, alors que la victoire contre les blancs est assurée, les bolcheviks tendent un guet-apens aux Makhnovistes. Makhno passe à travers et continue la lutte avec un petit groupe jusqu’en août 1921. Blessé, il se réfugie en Roumanie. Pour éviter une extradition, il passe en Pologne (où il est emprisonné) puis à Berlin. Il arrive finalement à Paris en avril 1925. Il y retrouve Voline et Piotr Archinov. Avec ce dernier il rédige le texte : "La Plate-forme d’organisation", qui sera à l’origine de dissensions dans le mouvement libertaire.
Malade et contraint de travailler en usine (Renault), il décède de la tuberculose dans la nuit du 24 au 25 juillet 1934.

Il est l’auteur de : "La révolution russe en Ukraine" (inachevée 1927)

A lire également : "La révolution inconnue" de Voline, ainsi qu’une admirable biographie écrite par l’historien du mouvement anarchiste russe, Alexandre SKIRDA : "Nestor Makhno, le cosaque de l’anarchie".

A ne pas lire : Joseph Kessel et Simone Signoret qui, fidèles à leurs amitiés staliniennes, trainèrent dans la boue Nestor Makhno.