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Demain Le Grand Soir
NI DIEU, NI MAITRE, NI CHARLIE !

Le Site de Demain le Grand Soir est issu de l’émission hebdomadaire sur "Radio Béton", qui fut par le passé d’informations et de débats libertaires. L’émission s’étant désormais autonomisée (inféodé à un attelage populiste UCL37 (tendance beauf-misogyne-alcoolique)/gilets jaunes) le site continue sa route.

Le site a été attaqué et détruit par des pirates les 29 et 30 septembre 2014 au lendemain de la publication de l’avis de dissolution du groupe fasciste "Vox Populi".

Il renaît ce mardi 27 octobre 2014 de ses cendres.

" En devenant anarchistes, nous déclarons la guerre à tout ce flot de tromperie, de ruse, d’exploitation, de dépravation, de vice, d’inégalité en un mot - qu’elles ont déversé dans les coeurs de nous tous. Nous déclarons la guerre à leur manière d’agir, à leur manière de penser. Le gouverné, le trompé, l’exploité, et ainsi de suite, blessent avant tout nos sentiments d’égalité.
(....)Une fois que tu auras vu une iniquité et que tu l’auras comprise - une iniquité dans la vie, un mensonge dans la science, ou une souffrance imposée par un autre -, révolte-toi contre l’iniquité, contre le mensonge et l’injustice. Lutte ! La lutte c’est la vie d’autant plus intense que la lutte sera plus vive. Et alors tu auras vécu, et pour quelques heures de cette vie tu ne donneras pas des années de végétation dans la pourriture du marais. "

Piotr Kropotkine -

Les écoutes téléphoniques autorisées aux Etats-Unis
Article mis en ligne le 25 août 2007

par siksatnam

Le nouvel amendement de la loi FISA autorise la NSA à surveiller un tiers des télécommunications mondiales.

La National Security Agency (NSA) détient désormais le droit de surveiller un tiers du trafic mondial des télécommunications.
En vertu des nouvelles dispositions de la proposition de loi Protect America Act 2007 récemment adoptée en tant qu’amendement de la loi Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA) de 1978, la NSA est autorisée à surveiller sans mandat tout le trafic en provenance, à destination ou transitant par les Etats-Unis. La proposition a été adoptée par 44 votes avec 23 abstentions.

Selon les analystes du secteur, plus de 35 % du trafic mondial des télécommunications vocales et non-vocales transitent par des stations américaines.
La proposition de loi a fait l’objet de nombreux débats à la chambre des représentants américaine, opposant des parlementaires de droite estimant qu’un tel amendement irait dans le sens de la lutte permanente contre le terrorisme à des sympathisants de gauche protestant contre son impact sur les libertés civiles.

"Dans les 30 années qui ont suivi l’adoption de la loi Foreign Intelligence Surveillance Act par le Congrès, les technologies de télécommunications ont radicalement changé", explique le parlementaire Lamar Smith, représentant le 21e district du Texas.
"Par conséquent, les organismes de renseignement sont freinés dans leur processus de collecte d’informations vitales sur les terroristes nécessaires à la prévention des attaques dirigées contre l’Amérique. Le Congrès doit moderniser la loi FISA pour résoudre ce problème."

"Cette proposition de loi va bien au-delà de ce qui serait nécessaire et […] permettrait à l’avocat général d’organiser des écoutes téléphoniques contre n’importe qui, à tout moment, sans contrôle du tribunal et sans vérification ni équilibre", proteste la parlementaire Zoe Lofgren, représentant le 16e district de Californie.
"Je pense que cette mesure injustifiée et sans précédent aurait pour simple effet d’éviscérer le quatrième amendement qui protège la vie privée non des terroristes, mais des citoyens américains."

"Certains sont un peu confus, je pense, sur le sens des droits civils par rapport aux droits du citoyen en temps de guerre […] nous sommes en pleine guerre", a riposté Louie Gohmert, représentant le 1er district du Texas.
"Il ne s’agit pas d’une loi qui autorisera la surveillance des citoyens américains sur le sol américain. Mais le message est le suivant : si vous déclarez la guerre à ce pays et que vous êtes étranger, nous nous autorisons à écouter vos conversations."

Traduction d’un article de Vnunet.com en date du 10 août 2007.
Andrew Charlesworth