Bandeau
Demain Le Grand Soir
NI DIEU, NI MAITRE, NI CHARLIE !

Le Site de Demain le Grand Soir est issu de l’émission hebdomadaire sur "Radio Béton", qui fut par le passé d’informations et de débats libertaires. L’émission s’étant désormais autonomisée (inféodé à un attelage populiste UCL37 (tendance beauf-misogyne-alcoolique)/gilets jaunes) le site continue sa route.

Le site a été attaqué et détruit par des pirates les 29 et 30 septembre 2014 au lendemain de la publication de l’avis de dissolution du groupe fasciste "Vox Populi".

Il renaît ce mardi 27 octobre 2014 de ses cendres.

" En devenant anarchistes, nous déclarons la guerre à tout ce flot de tromperie, de ruse, d’exploitation, de dépravation, de vice, d’inégalité en un mot - qu’elles ont déversé dans les coeurs de nous tous. Nous déclarons la guerre à leur manière d’agir, à leur manière de penser. Le gouverné, le trompé, l’exploité, et ainsi de suite, blessent avant tout nos sentiments d’égalité.
(....)Une fois que tu auras vu une iniquité et que tu l’auras comprise - une iniquité dans la vie, un mensonge dans la science, ou une souffrance imposée par un autre -, révolte-toi contre l’iniquité, contre le mensonge et l’injustice. Lutte ! La lutte c’est la vie d’autant plus intense que la lutte sera plus vive. Et alors tu auras vécu, et pour quelques heures de cette vie tu ne donneras pas des années de végétation dans la pourriture du marais. "

Piotr Kropotkine -

La lutte du Joint français
Article mis en ligne le 28 mai 2018

par Le Plombier

Pendant deux mois, au printemps 1972, la grève du Joint français, une usine performante de pièces en caoutchouc, mobilise toute une région qui se bat pour sa dignité, développant des solidarités ouvrières et paysannes ébauchées en mai 1968.

Un conflit salarial classique, qui se heurte au mépris et au refus de négocier d’une direction parisienne ; des oppositions bien tranchées, et fortement vécues, qui expriment les enjeux de la grève : des ouvriers peu formés face à de puissants décideurs, des salaires dérisoires face à des bénéfices alimentés par de généreuses primes d’aménagement du territoire, les Bretons exploités face à des capitalistes parisiens et lointains.

Et, apportant une dimension plus grave, la dignité et la solidarité de gens simples qui s’opposent à la recherche aveugle du profit maximum. Le peu d’empressement à négocier du patronat et le recours aux forces policières consolident le clivage.