Bandeau
Demain Le Grand Soir
NI DIEU, NI MAITRE, NI CHARLIE !

Le Site de Demain le Grand Soir est issu de l’émission hebdomadaire sur "Radio Béton", qui fut par le passé d’informations et de débats libertaires. L’émission s’étant désormais autonomisée (inféodé à un attelage populiste UCL37 (tendance beauf-misogyne-alcoolique)/gilets jaunes) et, malgré la demande des anciens adhérent-es de l’association, a conservé et usurpé le nom DLGS. Heureusement, le site continue son chemin libertaire...

Le site a été attaqué et détruit par des pirates les 29 et 30 septembre 2014 au lendemain de la publication de l’avis de dissolution du groupe fasciste "Vox Populi".

Il renaît ce mardi 27 octobre 2014 de ses cendres.

" En devenant anarchistes, nous déclarons la guerre à tout ce flot de tromperie, de ruse, d’exploitation, de dépravation, de vice, d’inégalité en un mot - qu’elles ont déversé dans les coeurs de nous tous. Nous déclarons la guerre à leur manière d’agir, à leur manière de penser. Le gouverné, le trompé, l’exploité, et ainsi de suite, blessent avant tout nos sentiments d’égalité.
(....)Une fois que tu auras vu une iniquité et que tu l’auras comprise - une iniquité dans la vie, un mensonge dans la science, ou une souffrance imposée par un autre -, révolte-toi contre l’iniquité, contre le mensonge et l’injustice. Lutte ! La lutte c’est la vie d’autant plus intense que la lutte sera plus vive. Et alors tu auras vécu, et pour quelques heures de cette vie tu ne donneras pas des années de végétation dans la pourriture du marais. "

Piotr Kropotkine -

L’anarchie boit la tasse St-Imier
Article mis en ligne le 30 août 2018

par Le Plombier

L’autogestion n’est plus ce qu’elle était : en manque de ressources et de bénévoles, le collectif Espace Noir lance un appel.

« Par vagues, des étudiants nous donnent de leur temps, mais le bénévolat, c’est compliqué », explique Michel Némitz, animateur du collectif. Image : DR
Par Vincent Donzé

Dépositaire d’un mouvement anarchiste figurant dans la liste des traditions vivantes de son canton, le collectif Espace Noir boit la tasse à St-Imier (BE). Ses problèmes financiers sont aggravés par le manque de bénévoles motivés, d’où un appel lancé pour payer des arriérés de loyer, mais surtout pour trouver de nouvelles recrues.

Rembourser la dette, c’est une urgence pour Michel Némitz, animateur du collectif. La programmation artistique d’Espace Noir est une vraie plus-value pour la commune, avec pas moins de 16 concerts l’an dernier. Ils sont une quarantaine par année à y travailler pour presque rien. « Par vagues, des étudiants nous donnent de leur temps, mais le bénévolat, c’est compliqué », soupire Michel Némitz. Les bénévoles vivent l’un d’une bourse d’étudiant, l’autre du revenu d’un conjoint ou encore d’une activité annexe.

L’appel financier s’adresse « aux personnes et aux associations qui estiment qu’Espace Noir est un lieu important pour la région, la scène culturelle, les mouvements sociaux et la galaxie alternative », peut-on lire dans le dernier bulletin. L’objectif : réunir 40’000 francs.

Saint-Imier, berceau de l’anarchisme

Espace Noir est une coopérative « culturelle autogérée d’inspiration libertaire » créée en 1984 qui s’est distingué en 2012 avec une rencontre internationale de l’anarchisme, 140 ans après le passage de l’anarchiste russe Michel Bakounine (1814-1876) pour l’Internationale anti-autoritaire de 1872. Un événement qui rassemblé 3’000 participants de tous les continents. En périphérie d’ une ville de 4’800 habitants, la structure qui trouverait son public à Genève peine à nouer les deux bouts. L’inscription de l’anarchisme au patrimoine cantonal n’a rien apporté au-delà d’une subvention pour ses activités culturelles.

Sur demande, Michel Némitz se mue en guide de l’anarchisme pour de esprits libertaires ou de simples curieux, jusque sur la tombe de Michel Bakounine à Bremgarten (BE). À l’Espace Noir, le volontarisme fait exister un lieu qui serait mort-né sur l’autel du rendement. Hélas, tous les bénévoles n’ont pas compris l’esprit d’un lieu ouvert à tous. « Si son fondateur Maurice Born avait fait une étude de marché, en pleine crise horlogère, le projet n’aurait pas vu le jour à St-Imier », estime Michel Némitz.

Son appel à l’aide ne s’adresse pas aux capitalistes : « Les dons de 20 francs font les grandes rivières... », conclut ce libertaire. (Le Matin)