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Demain Le Grand Soir
NI DIEU, NI MAITRE, NI CHARLIE !

Le Site de Demain le Grand Soir est issu de l’émission hebdomadaire sur "Radio Béton", qui fut par le passé d’informations et de débats libertaires. L’émission s’étant désormais autonomisée (inféodé à un attelage populiste UCL37 (tendance beauf-misogyne-alcoolique)/gilets jaunes) et, malgré la demande des anciens adhérent-es de l’association, a conservé et usurpé le nom DLGS. Heureusement, le site continue son chemin libertaire...

Le site a été attaqué et détruit par des pirates les 29 et 30 septembre 2014 au lendemain de la publication de l’avis de dissolution du groupe fasciste "Vox Populi".

Il renaît ce mardi 27 octobre 2014 de ses cendres.

" En devenant anarchistes, nous déclarons la guerre à tout ce flot de tromperie, de ruse, d’exploitation, de dépravation, de vice, d’inégalité en un mot - qu’elles ont déversé dans les coeurs de nous tous. Nous déclarons la guerre à leur manière d’agir, à leur manière de penser. Le gouverné, le trompé, l’exploité, et ainsi de suite, blessent avant tout nos sentiments d’égalité.
(....)Une fois que tu auras vu une iniquité et que tu l’auras comprise - une iniquité dans la vie, un mensonge dans la science, ou une souffrance imposée par un autre -, révolte-toi contre l’iniquité, contre le mensonge et l’injustice. Lutte ! La lutte c’est la vie d’autant plus intense que la lutte sera plus vive. Et alors tu auras vécu, et pour quelques heures de cette vie tu ne donneras pas des années de végétation dans la pourriture du marais. "

Piotr Kropotkine -

Germaine et Jules
Article mis en ligne le 26 décembre 2018

par Le Plombier

Le 22 janvier 1923, Germaine Berton tire à bout portant sur Marius Plateau, membre important de l’Action française qu’elle juge responsable de l’assassinat de Jean Jaurès. En transgressant l’ordre social - et sexué - de l’époque, le personnage de cette anarchiste de vingt ans interroge et fascine. Histoire d’une anarchiste tourangelle :

Accusé d’avoir appelé à se débarrasser des "Jaunes" et d’être passé à l’acte au cours d’une rixe, l’anarchiste Jules Durand, jeune secrétaire du syndicat des Dockers charbonniers du Havre, est condamné à mort le 2 novembre 1910 par la Cour d’assises de Rouen. Lorsque le verdict tombe, l’affaire devient nationale, Jaurès s’insurge de cette machination dans les colonnes de L’Humanité et les dockers du monde entier envoient pétitions et messages de soutien pour que Durand soit innocenté. Il le sera mais trop tard. Devenu fou, il mourra interné à l’asile de Rouen, en 1926. Quant aux auteurs de ce complot, ils ne furent jamais inquiétés.