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Demain Le Grand Soir
NI DIEU, NI MAITRE, NI CHARLIE !

Le Site de Demain le Grand Soir est issu de l’émission hebdomadaire sur "Radio Béton", qui fut par le passé d’informations et de débats libertaires. L’émission s’étant désormais autonomisée (inféodé à un attelage populiste UCL37 (tendance beauf-misogyne-alcoolique)/gilets jaunes) et, malgré la demande des anciens adhérent-es de l’association, a conservé et usurpé le nom DLGS. Heureusement, le site continue son chemin libertaire...

Le site a été attaqué et détruit par des pirates les 29 et 30 septembre 2014 au lendemain de la publication de l’avis de dissolution du groupe fasciste "Vox Populi".

Il renaît ce mardi 27 octobre 2014 de ses cendres.

" En devenant anarchistes, nous déclarons la guerre à tout ce flot de tromperie, de ruse, d’exploitation, de dépravation, de vice, d’inégalité en un mot - qu’elles ont déversé dans les coeurs de nous tous. Nous déclarons la guerre à leur manière d’agir, à leur manière de penser. Le gouverné, le trompé, l’exploité, et ainsi de suite, blessent avant tout nos sentiments d’égalité.
(....)Une fois que tu auras vu une iniquité et que tu l’auras comprise - une iniquité dans la vie, un mensonge dans la science, ou une souffrance imposée par un autre -, révolte-toi contre l’iniquité, contre le mensonge et l’injustice. Lutte ! La lutte c’est la vie d’autant plus intense que la lutte sera plus vive. Et alors tu auras vécu, et pour quelques heures de cette vie tu ne donneras pas des années de végétation dans la pourriture du marais. "

Piotr Kropotkine -

Les radios libertaires en Espagne en 1936.
Article mis en ligne le 11 janvier 2022
dernière modification le 24 décembre 2021

par Le Plombier

Le 5 décembre 1936, programme du jour d’E.C.N.1 - Radio de la CNT-FAI de Barcelone émettant sur deux longueurs d’ondes.

Cette radio que l’on peut considérer comme la première radio anarchiste a été créée dans les journées qui ont suivies l’explosion révolutionnaire de juillet 36. Excellent relais de la presse militante en particulier de "Solidaridad Obrera", elle n’en oublie pas pour autant la dimension culturelle et éclectique chère aux Athénées libertaires ; ainsi, des émissions traiteront de l’avortement, de la sexualité, de la littérature, de la poésie, etc.

L’aspect international n’est pas non plus oublié avec des émissions d’information diffusées dans un grand nombre de langues européennes en plus de l’Esperanto.

Le programme du 5 décembre débute à 17h avec la diffusion des deux chants révolutionnaires "Hijos del Pueblo" et "A las Barricadas" aussitôt suivis par les informations de "Solidaridad Obrera" en provenance des divers fronts antifascistes. Viendront ensuite les communications confédérales, informations, réunions et autres appels (en castillan et catalan). Ce jour-là, à 19 heures, le Dr Rosell Gane du Syndicat Unique de Santé aborde le sujet de :"comment se défendre contre les gaz asphyxiants", avant de laisser la place à une compagne de "l’Ateneu Enciclopédic Sempre Avant" qui fait un appel aux femmes de Catalogne et d’Espagne... Les émissions se termineront vers minuit.

A noter que le mouvement anarchiste possédait une autre radio à Barcelone d’une puissance plus modeste (mais couvrant une grande partie de la Catalogne) : "EAJ-39". Elle sera saisie et réduite au silence par les Bolcheviques, lors des évènements de mai 1937.

Après la déroute républicaine, les réfugiés espagnols reconstruiront, en France, après la Libération, deux émetteurs à longue portée à Mont-Louis (près de Cahors) à destination de l’Espagne. Cette fois-ci, ce sera le Général de Gaulle qui fera taire cette radio, sous la pression de Franco, oubliant le rôle joué par les exilés espagnols dans la résistance
antifasciste en France.