Demain Le Grand Soir
NI DIEU, NI MAITRE, NI CHARLIE !

Le Site de Demain le Grand Soir est issu de l’émission hebdomadaire sur "Radio Béton", qui fut par le passé d’informations et de débats libertaires. L’émission s’étant désormais autonomisée (inféodé à un attelage populiste UCL37 (tendance beaufs-misogynes-virilistes-alcooliques)/gilets jaunes/sociaux-démocrates ) et, malgré la demande des anciens adhérent-es de l’association, a conservé et usurpé le nom DLGS. Heureusement, le site continue son chemin libertaire...

Le site a été attaqué et détruit par des pirates les 29 et 30 septembre 2014 au lendemain de la publication de l’avis de dissolution du groupe fasciste "Vox Populi".

Il renaît ce mardi 27 octobre 2014 de ses cendres.

" En devenant anarchistes, nous déclarons la guerre à tout ce flot de tromperie, de ruse, d’exploitation, de dépravation, de vice, d’inégalité en un mot - qu’elles ont déversé dans les coeurs de nous tous. Nous déclarons la guerre à leur manière d’agir, à leur manière de penser. Le gouverné, le trompé, l’exploité, et ainsi de suite, blessent avant tout nos sentiments d’égalité.
(....)Une fois que tu auras vu une iniquité et que tu l’auras comprise - une iniquité dans la vie, un mensonge dans la science, ou une souffrance imposée par un autre -, révolte-toi contre l’iniquité, contre le mensonge et l’injustice. Lutte ! La lutte c’est la vie d’autant plus intense que la lutte sera plus vive. Et alors tu auras vécu, et pour quelques heures de cette vie tu ne donneras pas des années de végétation dans la pourriture du marais. "

Piotr Kropotkine -

Dernière Rénovation
Article mis en ligne le 23 novembre 2023
dernière modification le 19 novembre 2023

par siksatnam

Paris, le 18 novembre – Cinq citoyen.nes des collectifs Les Insurgés et Dernière Rénovation ont aspergé de peinture jaune une portion de la place Charles-de-Gaulle, à Paris, vers 10h30, perturbant la circulation du rond point pendant de longues minutes.

Cette action commémore les 5 ans du mouvement historique des gilets jaunes et ses aspirations à une société plus équitable socialement et vertueuse sur le plan climatique. Des rassemblements sont prévus aujourd’hui partout en France, afin de rappeler que la colère populaire qui a alimenté cette mobilisation citoyenne ne s’est pas dissipée.

« Le mouvement des gilets jaunes fut le plus grand sursaut populaire de ces dernières décennies. Malheureusement ses membres ont été réduits au silence par une terrible et sanglante répression. La colère demeure pourtant intacte, voire bien plus grande qu’elle ne l’était il y a 5 ans. Les frigos sont toujours vides, les comptes à découvert dès le 15 du mois, le parlement est bâillonné à coup de 49.3, les manifestations réprimées à coup de LBD.40 et la catastrophe écologique se manifeste chaque jour davantage. C’est pourquoi nos luttes écologiques, sociales et démocratique doivent continuer à converger jusqu’à la victoire vitale », a déclaré Ritchy Thibault, porte-parole des Insurgés et de Peuple Révolté, deux collectifs issus du mouvement des gilets jaunes.

« Un des espoirs créé par les gilets jaunes a été la mise en place de la Convention citoyenne pour le climat, avec pour objectif de remettre les citoyens et les citoyennes au centre des processus de décisions politiques. Mais comme souvent avec ce gouvernement, la promesse n’a pas été tenue. Sans justice sociale, il n’y aura pas de transition écologique. En n’ayant d’autre but que de conserver ses privilèges, notre gouvernement se dresse en obstacle au monde que nous devons construire. Cet obstacle, nous allons le franchir », a déclaré un porte-parole de Dernière Rénovation.

Cinq ans après un mouvement de résistance inédit né d’une détresse sociale partagée par beaucoup de Français, la situation reste alarmante. La consommation alimentaire est en chute libre à cause de l’inflation qui s’est installée durablement, un Français sur trois se privant d’un repas par jour [1]. Un Français sur sept se trouve sous le seuil de pauvreté, un chiffre en augmentation [2]. 12 millions de citoyens vivent toujours dans des passoires thermiques à l’approche de l’hiver, incapables de se chauffer correctement à cause de factures d’énergie assassines.

Déjà touchés par cette paupérisation accrue, les citoyens les plus pauvres sont les plus exposés aux conséquences du je-m’en-foutisme climatique du gouvernement. Passoires thermiques qui deviennent de dangereuses bouilloires lors des canicules, infrastructures polluantes construites dans les zones péri-urbaines, îlots de chaleur mortels dans les zones urbaines défavorisées, cultures compromises par les sécheresses... Le cumul des précarités sociales et climatiques tue chaque année des milliers de personnes dans l’indifférence totale du pouvoir [3][4].

Ces crimes sont pourtant les siens. Ce terrible constat est le résultat d’une politique de casse organisée au profit de quelques uns. Le président Macron et ses gouvernements successifs n’ont eu pour seule obsession que de satisfaire les élites économiques et leurs objectifs de rentabilité, au détriment de la majorité de nos concitoyens. Pendant que les plus pauvres se sont appauvris sous Macron, les plus riches se sont enrichis, creusant toujours un peu plus les inégalités [2].

Nos collectifs disent assez de cette violence qui n’en finit plus et appellent à résister contre un exécutif qui ignore la misère et les aspirations démocratiques de sa population. Il en va du bien-être, de la dignité et de la vie de chacun et chacune.

Lyon, le 18 novembre – Une dizaine de citoyen.nes soutenant Dernière Rénovation ont bloqué l’A7 à Lyon au niveau du Quai Perrache, vers 11h. La circulation est toujours perturbée actuellement. Cette action commémore les cinq ans du mouvement historique des gilets jaunes et ses aspirations à une société plus équitable socialement et vertueuse sur le plan climatique.

Cinq ans après un mouvement de résistance inédit né d’une détresse sociale partagée par beaucoup de Français, la situation reste alarmante. La consommation alimentaire est en chute libre à cause de l’inflation qui s’est installée durablement, un Français sur trois se privant d’un repas par jour [1]. Un Français sur sept se trouve sous le seuil de pauvreté, un chiffre en augmentation [2]. 12 millions de citoyens vivent toujours dans des passoires thermiques à l’approche de l’hiver, incapables de se chauffer correctement à cause de factures d’énergie assassines.

Déjà touchés par cette paupérisation accrue, les citoyens les plus pauvres sont les plus exposés aux conséquences du je-m’en-foutisme climatique du gouvernement. Passoires thermiques qui deviennent de dangereuses bouilloires lors des canicules, infrastructures polluantes construites dans les zones péri-urbaines, îlots de chaleur mortels dans les zones urbaines défavorisées, cultures compromises par les sécheresses... Le cumul des précarités sociales et climatiques tue chaque année des milliers de personnes dans l’indifférence totale du pouvoir [3][4].

La Convention citoyenne pour le climat (CCC), née de la crise des gilets jaunes, avait proposé en 2020 149 propositions visant à atténuer les inégalités sociales et le dérèglement climatique. Rien ou presque n’a été retenu par le président Macron qui avait pourtant promis de les appliquer « sans filtre ». Cette grave trahison démocratique est ancrée dans la mémoire citoyenne.

Dernière Rénovation a choisi de lutter pour qu’une des mesures les plus efficaces et consensuelles de la CCC soit appliquée : la mise en place d’un grand plan de rénovation thermique des bâtiments. Avec une politique ambitieuse dans ce domaine, le gouvernement peut rendre du pouvoir d’achat aux précaires thermiques, améliorer la santé publique et réduire significativement nos émissions carbone.

Rappelons que 10 000 personnes meurent chaque année de la mauvaise isolation de leur logement, soit 30 % de la surmortalité hivernale. Pourtant l’exécutif se contente encore de demi-mesures sans incidence, comme en démontre les trop faibles crédits alloués au financement de la rénovation des logements dans le projet de loi de finances 2024.

Tant que nos demandes ne seront pas entendues, tant que rien ne sera fait pour préserver nos vies et notre dignité, nous continuerons à utiliser nos corps et nos voix pour résister.

"Si nous ne faisons rien, collectivement et dès maintenant, contre l’effondrement climatique et la catastrophe sociale qu’elle va causer, la génération de ma petite sœur et celles d’après ne nous le pardonnerons pas. Nous leur laisserons un monde rongé par les catastrophes climatiques, les inégalités et la peur. Je suis déterminée à faire entendre ma voix et celles de ceux qui ont choisi de mettre un terme aux dérives criminelles de nos décideurs", a déclaré Théoxane, 23 ans, citoyenne participant au blocage.