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Demain Le Grand Soir
NI DIEU, NI MAITRE, NI CHARLIE !

Le Site de Demain le Grand Soir est issu de l’émission hebdomadaire sur "Radio Béton", qui fut par le passé d’informations et de débats libertaires. L’émission s’étant désormais autonomisée (inféodé à un attelage populiste UCL37 (tendance beauf-misogyne-alcoolique)/gilets jaunes) le site continue sa route.

Le site a été attaqué et détruit par des pirates les 29 et 30 septembre 2014 au lendemain de la publication de l’avis de dissolution du groupe fasciste "Vox Populi".

Il renaît ce mardi 27 octobre 2014 de ses cendres.

" En devenant anarchistes, nous déclarons la guerre à tout ce flot de tromperie, de ruse, d’exploitation, de dépravation, de vice, d’inégalité en un mot - qu’elles ont déversé dans les coeurs de nous tous. Nous déclarons la guerre à leur manière d’agir, à leur manière de penser. Le gouverné, le trompé, l’exploité, et ainsi de suite, blessent avant tout nos sentiments d’égalité.
(....)Une fois que tu auras vu une iniquité et que tu l’auras comprise - une iniquité dans la vie, un mensonge dans la science, ou une souffrance imposée par un autre -, révolte-toi contre l’iniquité, contre le mensonge et l’injustice. Lutte ! La lutte c’est la vie d’autant plus intense que la lutte sera plus vive. Et alors tu auras vécu, et pour quelques heures de cette vie tu ne donneras pas des années de végétation dans la pourriture du marais. "

Piotr Kropotkine -

Montreuil : la démocratie Sarkozienne en marche...
Article mis en ligne le 15 juillet 2009
dernière modification le 17 juillet 2009

par siksatnam

La flicaille tape et massacre....

[*
Photo, images, montage et réalisation : Béatrice Turpin / Durée : 9’36"*]

Tout d’abord, plusieurs personnes ont été arrêtées et transférées au commissariat de Bobigny. Les onze personnes gardées à vue ont été relâchées sans poursuites ni convoc.

Ce 13 juillet, une manifestation a réuni 600 personnes dans les rues de Montreuil (93) contre l’action de la police qui a occasionné de graves blessures par des tirs tendus de flashball mercredi, dont la perte d’un oeil pour l’un des blessés. Ces tirs avaient eu lieu lors d’une déambulation en soutien à la Clinique, lieu occupé depuis janvier 2009 et expulsée le matin même.

La manifestation, qui a débuté par un rassemblement et des prises de parole regroupait une foule hétérogène : habitants de Montreuil, squatteurs, élus, chômeurs, parents d’élève, résidents des foyers, enfants, intermittents, lycéens, étudiants, syndicalistes... Au vu de la violence extrême de la récente intervention, certains manifestants était casqués afin d’assurer la sécurité du cortège.

Alors que la manifestation, qui tentait d’éviter les confrontations avec les escadrons de policiers stationnés un peu partout dans le centre ville de Montreuil, passait devant la place du marché --- à proximité même de l’endroit des tirs de mercredi dernier --- des fonctionnaires des BAC (Brigade anti criminalité), postés sous le marché couvert, ont chargé les manifestants en les matraquant à la tête. Rapidement rejoints par des CRS, ils ont scindé le cortège pour s’en prendre violemment, et de manière clairement préméditée, aux porteurs de banderole. Plusieurs personnes ont alors été matraquées puis embarquées par la police, certaines ligotées, tandis que le reste des manifestants était repoussé par des jets de gaz lacrymogène. Le cortège s’est disloqué, et les manifestants se sont retrouvés confrontés par petits groupes à la police, qui a, une fois de plus blessé à coup de flashball, puisqu’une jeune femme a été atteinte par un tir à la jambe.

Nous exigeons la mise en liberté immédiate des personnes interpellées et l’abandon de toutes les poursuites éventuelles.

Aujourd’hui on nous rend la vie plus difficile, on nous expulse, on nous voudrait corvéables à merci, sans broncher, acceptant un couvre feu permanent face à toute velléité de révolte, de refus de la précarité et de l’ordre répressif. On voudrait intimider par une violence extrême.

Le nouveau ministre de l’intérieur est Brice Hortefeux, il semble vouloir donner le ton de son arrivée aux affaires. On le savait, après la suppression totale de libertés des sans papiers, il confirme sa volonté de supprimer toutes les libertés, libéré de toutes les contraintes limitant l’usage de la force par l’Etat.

On voudrait nous dessaisir définitivement de la rue. On voudrait nous empêcher une bonne fois pour toute de nous organiser collectivement pour répondre ensemble contre un ordre répressif et inégalitaire.

Source : Bellaciao.org.