Olivier Faure, c’est un peu ce gars qu’on invite à la fête de l’unité, qui arrive avec le sourire… et un bidon d’essence pour foutre le feu à la gauche.
Et tout ça, en expliquant :
« Non mais c’est pour rassembler. »
Rassembler, oui.
« Les miettes. »
Les morceaux de ce qu’il reste du Parti socialiste après qu’il l’a transformé en photocopieuse officielle des intérêts du centre mou, et en distributeur de compromis, même avec le Diable (s’il a une cravate et un vieux bilan comptable).
Le PS, de Jean Jaurès à Jean Castex en 12 trahisons chrono
Sous sa direction, le PS a muté.
Finis les grands élans, les luttes sociales, les discours qui faisaient lever les foules.
Place aux communiqués tièdes, aux compromis vaseux et aux sourires gênés dans les tribunes d’RTL.
Faure, c’est un peu le jardinier qui taille l’arbre de la gauche à la tronçonneuse, en espérant qu’il repousse en macroniste !
Et quand on lui tend un programme clair, comme celui du Nouveau Front Populaire, que fait-il ?
Il le plie en quatre, le range dans son veston et court offrir un café à Sébastien Lecornu en espérant un strapontin ou une mission parlementaire pour étudier le dialogue apaisé avec les gens qui ont vendu leur âme.
La trahison, mais avec un brushing impeccable
Ce type a l’élégance d’un agent immobilier qui te vend un taudis comme un "loft en devenir".
Il a le mot "gauche" à la bouche, mais ses alliances sentent plus le Vichy que le Vercors.
En 2022, il signe avec LFI, jure fidélité à l’union, promet le smic à 1 600, la retraite à 60 ans, et quelques semaines plus tard, il appelle en catimini les gens de Renaissance pour "voir ce qu’on peut faire entre gens responsables".
La stratégie du coucou : s’incruster dans un nid plus grand, pondre son œuf de trahison, et attendre que les autres crèvent pour régner sur la carcasse.
Et le RN dans tout ça ?
Eh bien, il leur dresse le tapis rouge, mon cher !
Avec ce genre de gauche caméléon, une gauche sans colonne vertébrale, sans projet, juste une boussole électorale qui tourne selon la direction du vent libéral.
le peuple se dit, logiquement :
"Tant qu’à être trahi, autant voter pour ceux qui l’annoncent clairement."
Faure est au socialisme ce que l’homéopathie est à la médecine : beaucoup de promesses diluées, très peu de principes actifs.
Olivier Faure, c’est…
* Le champion de la synthèse molle,
* Le roi des arrangements sans courage,
* Le type qui parle comme un militant mais qui vote comme un conseiller d’Emmanuel Macron en période de grippe politique.
Côté charisme ?
On ne va pas se mentir.
Il a le charisme d’une cuvette de toilettes d’un comité départemental PS : propre, fonctionnelle, et toujours dispo pour évacuer les restes d’idées un peu trop remuantes.
Et maintenant ?
Maintenant, il veut nous vendre son soutien à Sébastien Lecornu comme un geste républicain.
C’est vrai que Sébastien Lecornu, le centriste giratoire,l’homme qui soutient tout le monde tant qu’il garde une carte d’accès au Palais Bourbon, représente exactement ce que la gauche a combattu depuis un siècle.
Mais Faure a trouvé la solution :
changer de camp plutôt que de changer le monde.
Olivier Faure, le prof de trahison
Il a bien retenu la leçon de Hollande : dire une chose, faire l’inverse, puis dire qu’on l’a fait pour la stabilité.
Olivier Faure, c’est le prof parfait pour les jeunes ambitieux du PS :
– leçons de trahison appliquée,
– TD de stratégie molle,
– atelier "comment torpiller une alliance populaire sans faire de vagues".
Faure… de la trahison un métier d’avenir
En résumé, Olivier Faure, c’est le seul mec capable de trahir deux fois dans la même phrase, tout en te regardant droit dans les yeux, avec ce petit air contrit de mec qui vient de t’emprunter ta voiture pour aller rouler sur tes idéaux.
Il a été réélu Premier Secrétaire du PS, figurez-vous, lors d’un congrès kafkaïen où la seule question à l’ordre du jour était :
« Comment flinguer LFI… sans flinguer le PS ? »
Réponse obtenue à l’unanimité : Aucune.
Mais ce n’est pas grave : ils ont voté Faure !
Le mec qui a passé plus de temps à taper sur Mélenchon qu’à taper sur Darmanin.
Le genre de chef qui déteste tellement les insoumis qu’il préfère perdre avec Sébastien Lecornu que gagner avec la gauche.
Aujourd’hui, ce qu’il reste du PS ressemble à un open space déserté, où des figurants en chemise repassée attendent que Macron les appelle pour gérer les stocks de paperboard au Conseil économique.
Mais le peuple, lui, n’est pas dupe.
Il voit bien qui tient encore la ligne, qui respecte le vote populaire, qui défend les retraites, les salaires, l’hôpital, qui ne pactise pas avec les notables centristes aux mains molles et aux convictions optionnelles.
Aujourd’hui, si tu veux voter pour des gens qui n’ont pas oublié pourquoi ils se battent,
qui ne renient pas leur parole le lundi matin pour négocier un maroquin le mardi, il ne reste plus que LFI.
Ne nous y trompons pas, camarades, l’Histoire, elle, appellera ça : le dernier soupir d’un parti qui, faute de colonne vertébrale, a fini comme tous les invertébrés : collé aux bottes du pouvoir.
Marc Arnaud