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Demain Le Grand Soir
NI DIEU, NI MAITRE, NI CHARLIE !

Le Site de Demain le Grand Soir est issu de l’émission hebdomadaire sur "Radio Béton", qui fut par le passé d’informations et de débats libertaires. L’émission s’étant désormais autonomisée (inféodé à un attelage populiste UCL37 (tendance beauf-misogyne-alcoolique)/gilets jaunes) le site continue sa route.

Le site a été attaqué et détruit par des pirates les 29 et 30 septembre 2014 au lendemain de la publication de l’avis de dissolution du groupe fasciste "Vox Populi".

Il renaît ce mardi 27 octobre 2014 de ses cendres.

" En devenant anarchistes, nous déclarons la guerre à tout ce flot de tromperie, de ruse, d’exploitation, de dépravation, de vice, d’inégalité en un mot - qu’elles ont déversé dans les coeurs de nous tous. Nous déclarons la guerre à leur manière d’agir, à leur manière de penser. Le gouverné, le trompé, l’exploité, et ainsi de suite, blessent avant tout nos sentiments d’égalité.
(....)Une fois que tu auras vu une iniquité et que tu l’auras comprise - une iniquité dans la vie, un mensonge dans la science, ou une souffrance imposée par un autre -, révolte-toi contre l’iniquité, contre le mensonge et l’injustice. Lutte ! La lutte c’est la vie d’autant plus intense que la lutte sera plus vive. Et alors tu auras vécu, et pour quelques heures de cette vie tu ne donneras pas des années de végétation dans la pourriture du marais. "

Piotr Kropotkine -

Montpellier : extrême droite et complotistes drivent les manifs anti-pass
Article mis en ligne le 21 août 2021
dernière modification le 18 août 2021

par Le Plombier

Une douzaine de militants du groupe violent d’extrême droite La Ligue du Midi faisant barrage de leur corps autour du leader officieux des manifestations anti-pass montpelliéraines, Christophe Derouch. Celui-ci s’époumonant au mégaphone devant les jardins du Peyrou, protégé par ce service d’ordre personnel, alors qu’un cortège anticapitaliste et antifasciste lui conteste la parole. L’image cadre mal avec le caractère supposé totalement spontané, non organisé et sans leader, d’une manifestation qui a encore réuni, selon la préfecture, 7500 personnes à Montpellier samedi 14 août.

Dès le 14 juillet, Christophe Derouch, premier adjoint à la mairie de Villeneuve-lès-Maguelone, s’impose comme la principale figure de l’opposition à la gestion sécuritaire de la crise sanitaire. Puis, chaque samedi, il harangue les foules rassemblées sur la place de la Comédie, distribue la parole, prend la tête des cortèges et appelle à leur dissolution en fin de journée. Samedi dernier, cette activité a été encadrée de bout en bout par la Ligue du Midi. Présents aux premiers rangs autour d’un drapeau occitan lors des prises de parole, les militants d’extrême droite accompagnent Christophe Derouch et collent la tête de la manifestation de son début à sa fin. Un compagnonnage qui ne semble pas déranger le premier adjoint municipal, kiné de profession, pas plus que ne le font réagir les propos des groupes conspirationnistes, bien visibles dans les défilés.

Au contraire. Samedi 14 août, Christophe Derouch qui use de formules neutres autour de l’unité du mouvement contre le pass sanitaire, a encore une fois donné la parole au Dr Denis Agret, un médecin anti-vaccin et anti-masque clairement engagé dans la sphère complotiste, qui qualifie la crise sanitaire de « prétendue épidémie de Covid » dans un courrier publié sur Reaction19. Et ce n’est pas la seule personnalité à avoir grâce aux yeux de Christophe Derouch, qui publiait le 30 juillet dernier une photo de lui avec Richard Boutry, qu’il qualifiait de « vrai journaliste ». Ce dernier, passé par France Soir, ex-directeur d’une chaîne de télévision catholique, proche du réalisateur de Hold-up selon ses dires, publie ses propres vidéos prisées par les mouvements complotistes. Et ce, jusqu’au mouvement Qanon.

Avec de telles références et amitiés, l’alliance avec la Ligue du Midi prend tout son sens, de même que la présence dans les manifestations des groupes complotistes Réinfo Covid ou La Rose Blanche, ainsi que celle d’autres composantes de l’extrême droite locale, des Patriotes à l’Action Française.