
L’AQUAVIT vient de prendre connaissance de la volonté de l’Etat de déclasser puis d’araser à court terme la "digue du canal" qui longe l’autoroute côté Tours, avec l’accord des maires de Tours et St Pierre des Corps. Cet ouvrage était considéré depuis un siècle et demi comme un élément majeur du système de protection du val de Tours et de sa « sanctuarisation"
Les membres du "Conseil Départemental de l’Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques" (CODERST) sont invités à valider cette décision jeudi prochain 24 septembre. Engagé depuis plus de deux ans, ce choix a été délibérément tenu secret. Une fois de plus, les Tourangeaux vont être mis devant le fait accompli et vont découvrir la gravité de la situation avec l’arrivée imminente des engins de génie civil.
"Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage" affirme le dicton, en voilà une illustration cinglante. Cet ouvrage est aujourd’hui accusé de tous les maux. Une étude de dangers réalisée dans le cadre du classement du val de Tours en Territoire à Risque Important (TRI) et de la révision du PPRI du "val de Tours – val de Luynes" démontrerait toutes ses faiblesses : niveau de sûreté dérisoire, probabilité de rupture de 100 %, menaces pour les populations en pied de digue, impossibilité de colmater les ouvertures avec des batardeaux… Cet ouvrage qui était censé protéger près de 100.000 Tourangeaux est considéré aujourd’hui comme une vraie passoire !
Derrière ces arguties, se cachent des motivations beaucoup plus profondes : le désengagement financier d’un état incapable d’assumer ses responsabilités en matière de protection des citoyens et de leurs biens, la mise en scène d’une opération dans le cadre d’un atelier national soutenu par le ministère de l’Ecologie. Cet atelier a choisi le val de Tours comme site expérimental. L’opération considérait la suppression de la digue du canal ("dangereuse et inutile") comme préalable à d’importants chantiers d’aménagements urbains dont les Tourangeaux ont eu vent au cours des derniers mois avec un concours "Ouvrir les passages" lancé par Tours Plus.
L’AQUAVIT dénonce vigoureusement cette procédure de déclassement lancée en pleine phase de révision du PPRI. La cartographie de l’aléa soumise à la première phase de concertation et aujourd’hui définitive, repose sur des travaux (« études de dangers »…) retenant l’existence de cet ouvrage. En décidant de l’araser, la cartographie retenue perd toute sa crédibilité. Alors qu’approche la seconde phase de concertation devant déboucher sur un avant-projet appelé à être soumis à enquête publique, il est insupportable qu’une décision d’une telle gravité échappe au verdict citoyen.
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