
Sur les réseaux sociaux, les membres du groupe d’extrême droite américain s’emportent contre l’ancien président. Selon le New York Times, ils considèrent son désaveu des émeutes du Capitole comme une trahison.
Rien ne va plus entre Donald Trump et les Proud Boys. En fin d’année dernière, ce groupe d’extrême droite avait déclaré “sa loyauté indéfectible” à l’ancien président américain, souligne le New York Times. Le 8 novembre, dans un message diffusé sur un groupe Telegram, il avait même invité ses partisans à “saluer l’empereur Trump” et à manifester contre les résultats de la présidentielle.
Mais cette semaine, l’attitude des Proud Boys envers le milliardaire a changé. “On se souviendra de Trump comme d’un échec total”, ont-ils déclaré lundi 18 janvier dans le même groupe Telegram. Et selon le quotidien new-yorkais, mercredi 20 janvier, alors que le 45e président américain quittait la Maison-Blanche, le ton est monté parmi les membres des Proud Boys s’exprimant sur des réseaux sociaux.
Certains ont commencé à qualifier Trump de “complice” du système et de dirigeant “extraordinairement faible”. “Ils ont déclaré que son désaveu du saccage du Capitole [le 6 janvier] était un acte de trahison”, ajoute le New York Times. Et ils ont appelé à ne plus assister aux meetings et manifestations organisés pour le compte de Donald Trump ou du parti républicain.
Privé de ses comptes Twitter et Facebook, l’ancien président n’a en outre “pas pu leur parler directement pour apaiser leurs inquiétudes ou lancer de nouveaux cris de ralliement”, observe le quotidien.
“Pas le même gars qui s’est présenté en 2015”
La colère des Proud Boys envers Donald Trump s’est accrue “après qu’il n’a rien fait pour aider les membres du groupe faisant l’objet de poursuites judiciaires pour les violences au Capitole”. Selon le New York Times, au moins cinq membres des Proud Boys sont concernés par ces poursuites.
Et ils ne sont pas les seuls à être remontés contre l’ancien président. D’autres groupes d’extrême droite comme les Oath Keepers, America First et les Three Percenters ont également commencé à le critiquer sur Telegram, affirme le quotidien. Nicholas Fuentes, leader d’America First, a notamment écrit dans son groupe Telegram que Trump n’était “pas le même gars qui s’est présenté en 2015” et que sa réponse aux émeutes du Capitole était “molle” et “très faible”.
Le comble, selon le New York Times, c’est qu’une partie de l’extrême droite américaine a semblé bien accueillir l’entrée en fonction de Joe Biden. “Au moins, la nouvelle administration est honnête sur ses intentions”, ont écrit les Proud Boys sur Telegram.