
A rebours de la doxa ambiante, de gauche comme de droite, qui valorise le travail, ce livre est une entreprise de destruction massive de cet esclavage du corps et de l’esprit.
A l’heure où, de manière contradictoire, l’on célèbre les vertus du travail et sa fonction émancipatrice, et que l’on déplore ses conséquences délétères sur la santé de ses pratiquants plus ou moins forcés, ce petit livre remet les pointeuses à l’heure.
Il détruit de manière systématique la valeur travail, en confrontant les réalités du monde du travail et les droits de l’homme classiques, consacrés par la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
Sa conclusion est sans appel : ces droits de l’homme sacralisés sont plus que mis entre parenthèses lorsqu’un travailleur est au service de son employeur. Le monde du travail est une zone de non-droit, gangrenée par des rapports de pouvoir. Le travail n’est pas libérateur, il est une souffrance injustement infligée.
Les marottes managériales y sont ramenées à leur stupidité intrinsèque : surveillance, open space, team-buildings et autres inventions tordues.
Il s’agit de punk lit, d’une mauvaise foi éminemment assumée, d’ascendance libertaire, un tantinet technophobe.
"Ma libido pour le travail n’est que pure frigidité et ma faim de travail ne peut être qualifiée que d’anorexie, au dernier stade de sa morbide évolution. Il n’y a qu’un seul bon travail, celui qu’on n’exercera jamais. Déclarer sa flemme est le plus beau des aveux."
Sven Andersen
L’ambition de cet essai est de vous convaincre que travailler n’est pas un droit, mais, qu’au contraire, le monde du travail est une effroyable machine à broyer des êtres humains, machine qui bénéficie d’une véritable impunité au nom du capitalisme prédateur et de la nécessaire — mais néanmoins folle — croissance économique.
Sur un ton humoristique et cinglant, l’auteur a rédigé une charge contre la valeur travail. Il a mis en confrontation les réalités du monde du travail et les droits de l’homme classiques, consacrés par la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales (droit à la vie, à la santé, à la liberté, interdiction du travail forcé, etc.).