Suite à notre récente publication (https://demainlegrandsoir.org/spip.php?page=article&id_article=3613), on n’a pas pu s’empêcher de publier ces extraits de "l’antivol" de janvier 2026, qui en remet une couche sur ces bandes de petit-e-s bourgeois-e-s
Voici quelques – premières – nouvelles de la campagne électorale tourangelle 2026 :
Après avoir (un peu) hésité, l’association C’est au Tour(s) du Peuple (CATDP) a décidé de rejoindre la liste du maire sortant, Emmanuel Denis, plutôt que celle de La France Insoumise (LFI). D’aucuns ont bien ri et ont sur-le-champ renommé l’association : C’est au Tour(s) du Poste… de Claude Bourdin !
Contrairement à 2020, LFI a choisi cette fois de monter sa propre liste de « gauche (plus) radicale » ; baptisée « Faire mieux pour Tours » (c’est pô gentil pour Emmanuel ça !), elle sera conduite par Marie Quinton, alias Sainte-Marie de l’Incarnation Insoumise, adjointe au logement du maire Denis depuis 2020 et suppléante de Charles Fournier, député écologiste de Tours, depuis 2022. Ne pas oublier non plus son mandat métropolitain et ses 19 fonctions de représentation 2020-2025 liées à son mandat d’élue municipale (télécharger ici le tableau issu des données officielles en ligne sur le site de la Ville)
L’ex-socialiste Alain Dayan, qui ne s’est jamais vraiment remis de la défaite de son camp en 2014, fait depuis décembre l’objet d’une procédure d’exclusion de « Place publique », le parti de Raphaël Glucksmann, alias Gluglu le Démaglu. Après avoir songé à mener sa propre liste, Dayan y a en effet renoncé et rejoint celle de Benoist Pierre, officiellement candidat depuis septembre dernier après qu’il a lui-même quitté une autre liste, celle d’Henri Alfandari (voir ci-dessous). Curieux tout de même, cette manie de quitter des listes…
Henri Alfandari, le député (Horizons) de Loches, veut donc lui aussi devenir maire de Tours : que dire sinon que la campagne ne marche pas fort et que donc, comme le veut un adage local, « il est pas rendu ! »
À la liste d’Emmanuel Denis, peuplée de toutes sortes de sigles mous, il a été récemment posé la question capitale suivante : « La majorité municipale pourrait-elle dresser la liste et le bilan chiffré de ses partenariats avec Bouygues, Eiffage et consorts ? ».
Au théâtre
« Dans la baraque, on débutera par la Farce électorale. Devant les électeurs à têtes de bois et oreilles d’âne, les candidats bourgeois, vêtus en paillasses, danseront la danse des libertés politiques, se torchant la face et la postface avec leurs programmes électoraux aux multiples promesses, et parlant avec des larmes dans les yeux des misères du peuple et avec du cuivre dans la voix des gloires de la France ; et les têtes des électeurs de braire en chœur et solidement : hi han ! hi han ! » (Paul Lafargue, Le droit à la paresse, 1880, 1883)