Avec l’assèchement des exportations pétrolières vers Cuba, l’embargo change de nature. La pénurie d’or noir paralyse désormais les transports, déstabilise le système électrique et grève la mince production de l’île. Tandis que l’horizon de La Havane s’assombrit, les États-Unis multiplient les menaces d’intervention militaire. Ils ont déjà remporté une victoire conséquente : le monde s’aligne désormais sur leurs sanctions, dirigées contre les entreprises qui échangent avec Cuba. Il n’en a pas toujours été ainsi : plusieurs décennies en amont, durant la « période spéciale » (qui fait suite à la chute de l’Union soviétique et à l’isolement de Cuba), investisseurs et gouvernements contournaient l’embargo américain. Pour imposer son respect, les États-Unis ont eu recours à un arsenal de mesures coercitives contre leurs alliés. Peu médiatisée, cette guerre de l’ombre est pourtant responsables de la suffocation de l’île, qui génère des dommages sociaux sans précédent.
Lentement, Misladys écoule une eau blanchâtre sur les plantes de son jardin. « C’est bon pour leur croissance. Je réutilise toujours l’eau de la cuisson du riz, afin de fortifier les arbres fruitiers ». La finca de Marianao, quartier populaire de La Havane, est une enclave luxuriante entre deux zones urbaines, où des Cubains de l’Est se sont installés dans les années 1990 ; Misladys, professeure des écoles retraitée, était parmi eux. Manguiers et cocotiers y déploient leurs larges ramures, qui protègent du soleil les habitations de fortune.
« Le lait de coco est réutilisé pour des crèmes hydratantes », commente-t-elle en dépeçant un fruit à la machette. Sa coque est un excellent combustible ». Mêlée à du charbon et à quelques feuilles de journaux, elle noircit sous les flammes qui font bouillir l’eau de sa casserole. Sous nos yeux, un feuillet de La Granma (le quotidien du Parti communiste) rougeoie, se contracte, agonise sous quelques convulsions puis disparaît.
Ici, rien ne se jette, et rien ne sert qu’une seule fois. Face à la pénurie, chaque produit fini peut devenir une matière première. Mais plus le temps passe, et moins la profusion nourricière de la nature suffit à compenser la suffocation de l’économie. « Faire davantage avec moins » : dans la finca, la directive du président Miguel Diaz-Canel a été accueillie avec des cris d’outrage. « Cela fait des décennies que les Cubains redoublent d’inventivité. “Adaptation” est sans doute le mot qui nous définit le mieux. Mais nous touchons aux limites ».
Sur la route vers une tienda (échoppe) privée, où le moindre aliment coûte un dixième de salaire minimum, Misladys relate la diminution des aides alimentaires. Légèrement rétrécies par les politiques de libéralisation entamées par Raul Castro (2008-2018), elles ont été réduites à portion congrue sous l’effet de l’embargo : « autrefois, la libreta [ticket mensuel qui donne droit à une certaine ration alimentaire gratuite NDLR] couvrait tout : lait, œufs, poulet… aujourd’hui, c’est à peine si l’on reçoit du riz et un petit peu d’huile ». Ces restrictions ont été particulièrement cruelles pour les enfants : « Au-dessus de deux ans, ils ne sont plus éligibles aux aides alimentaires. Il y a quelques années, ils recevaient un petit-déjeuner complet à l’école. Aujourd’hui, on les gratifie d’un bout de pain et d’une boisson… comment voulez-vous qu’ils se concentrent avec ça ? ».
Quand « Fidel » contournait l’embargo
Ce sentiment d’une dégradation est corroboré par les indicateurs. L’année 2025 s’est refermée avec un taux de mortalité infantile de 9,9 pour mille à Cuba – contre moins de 4 pour mille en 2018. Le déclin est spectaculaire pour un pays qui, longtemps, affichait des statistiques insolentes à la face du monde, parmi les meilleures du continent américain.
Dans les rues de La Havane, la mendicité fait sa réapparition. Un choc pour Cuba qui, longtemps, se targuait de l’avoir éradiquée, et dont le gouvernement rechignait à reconnaître l’existence. Récemment, la déclaration de la ministre du Travail Marta Elena Feitó, selon laquelle Cuba serait vierge de mendiants, a fait scandale. Rappelée à l’ordre par Miguel Diaz-Canel, elle a démissionné.
Derrière les difficultés sociales de Cuba, un déclin économique qui date de la pandémie, devenu vertigineux les derniers mois de l’années 2025. Ceux-ci coïncident avec le tarissement des exportations pétrolières issues du Venezuela. Le gouvernement de Nicolas Maduro avait déjà drastiquement restreint les flux vers Cuba ; suite au bombardement du Venezuela par l’armée américaine et à l’enlèvement de son président, la nouvelle cheffe d’État Delcy Rodriguez a cessé ses exportations vers l’île [1]. Menacé par les mesures de rétorsion tarifaire brandies par les États-Unis, le Mexique a lui aussi mis fin à ses envois de barils.
Situation sans précédent pour l’île : en janvier et février 2026, Cuba a vécu des semaines entières sans nouvelle exportation pétrolière. Coupures d’électricité la majorité du temps, transports publics au compte-goutte, production agricole au ralenti : les réactions en chaîne ont touché l’ensemble des secteurs. La mobilité est tellement réduite que le gouvernement a décrété une semaine de quatre jours.
Les Havanais interrogés sont unanimes : les difficultés actuelles sont sans commune mesure avec celles de la « période spéciale en temps de paix » (1989-2000). De cette époque, les Cubains gardent pourtant un souvenir douloureux. La Chute du Mur de Berlin a représenté un saut dans l’inconnu : longtemps épaulée par l’Union soviétique, l’île se retrouvait seule face au monde – un monde dominé par une superpuissance militaire agressive, sise à moins de 200 km de ses côtes.
Fidel Castro refusait d’obtempérer : le socialisme allait perdurer, quelles que fussent les tentatives de déstabilisation. Elles n’allaient pas manquer : en 1996, la loi Helms-Burton est votée [2]. Elle induit un renforcement conséquent de l’embargo, comportant pour la première fois des clauses extra-territoriales, intimant aux entreprises non-américaines de se plier à la législation de Washington. Sa troisième section frappe d’illégalité les transactions impliquant des actifs « confisqués » (c’est-à-dire expropriés ou nationalisés) par la Révolution cubaine de 1959. L’échange avec n’importe quelle compagnie cubaine devient donc passible de poursuites auprès des tribunaux américains.
Peu de monde pariait alors sur la survie de la Révolution cubaine. Mais à l’orée du XXIè siècle, le « socialisme » était toujours en place. Et l’élection de Hugo Chavez au Venezuela allait permettre à la nation caribéenne de remonter la pente, lentement. Cuba avait traversé la décennie 1990 non sans séquelles, mais sans avoir cédé.
À cette résilience apparemment miraculeuse, les Cubains interrogés attribuent la solidarité inter-personnelle (« plus forte qu’aujourd’hui ») ou la gestion de « Fidel » (souvent mentionné avec nostalgie ou une forme d’affection, même de la part de Havanais hostiles au pouvoir actuel).
Tandis qu’il électrisait les foules sur le Malecón de La Havane, le líder máximo jouait un rôle tout aussi déterminant en coulisses. Pour contourner l’embargo, Fidel Castro n’a pas seulement fait appel à l’esprit de sacrifice des Cubains, ou à la solidarité internationaliste de rares pays non-alignés. Il rencontrait de tout autres protagonistes, représentants du capitalisme financier le plus avancé : les traders [3].
Vitol, Trafigura, Marc Rich+ (aujourd’hui Glencore)… Ces acteurs spécialisés dans l’achat et la vente de matières premières ont contribué de manière décisive au contournement des sanctions. Logés dans les paradis fiscaux, passés maîtres dans l’évitement des normes juridiques – y compris américaines –, ils possèdent une armada de sociétés-écrans qui rendent leurs activités difficilement traçables. Spéculateurs par essence, ils accumulent des bénéfices en achetant des marchandises à bas prix sur des terrains à risque (notamment des pays en guerre ou sous embargo), puis en les revendant au prix du marché. C’est ainsi qu’ils ont continué de se procurer du sucre cubain dans les années 1990, pour l’exporter (vers des pays souvent alignés sur des États-Unis) contre du pétrole – acheminé vers l’île grâce à une logistique indépendante des pétroliers traditionnels [4].
Par un curieux retournement de l’histoire, la finance de l’ombre est devenue l’alliée de la révolution cubaine. Les paradis fiscaux constituaient le seul refuge où l’on pouvait, semble-t-il, continuer d’échanger à l’abri de l’impérialisme. C’est ainsi que l’État cubain et l’entreprise de trading Vitol ont accouché de la joint-venture Vitol Sugar S.A., domiciliée en Suisse durant la « période spéciale ». Grâce à ce schéma, le sucre cubain était exporté jusqu’au Kirghizistan, puis raffiné par les soins de Vitol ; en retour, Vitol a permis à Cuba d’importer des centaines de millions de dollars de pétrole annuels dès 1993 [5].
Outre les traders, et occasionnellement par leur entremise, les entreprises et banques plus traditionnelles conservaient un pied à Cuba. « Pendant longtemps, la loi Helms-Burton n’a pas dissuadé les entreprises européennes d’y investir, témoigne Daniel Priam*, juriste et consultant français. Elles ont bien tenu compte de l’embargo, mais parvenaient à le contourner, moyennant des coûts financiers importants ». Grâce à une série de sociétés-écrans, des pieds de nez permanents étaient effectués à la législation américaine. Souvent à l’aide d’artifices peu subtils : « La Société Générale était présente à Cuba, via sa filiale à Guernesey [paradis fiscal des îles anglo-normandes NDLR]. Si la filiale risquait une sanction, la maison-mère y échappait », rappelle-t-il.
Aussi, il estime que « l’embargo en lui-même n’est pas le problème principal : c’est la répression financière des États-Unis pour le faire appliquer ». Celle-ci n’est pas apparue sous les mandats de Donald Trump, mais bien durant la présidence de Barack Obama.
Escalade sans fin contre Cuba
« On m’a clôturé un compte à la Société Générale pour un virement de 8,5€ à Cuba ». Hilare, Pierre Mercier*, ancien représentant d’une grande entreprise française sur l’île, se remémore l’épisode. Pour le transfert de cette somme dérisoire, sa banque a reçu un mail de l’Office of Foreign Asset Controls (OFAC), l’intimant de fermer son compte pour violation de la loi américaine. Branche du Trésor chargé de faire appliquer les sanctions américaines, l’OFAC est craint comme la peste par les banques européennes pour ses amendes dépassant parfois le milliard d’euros. Pierre Mercier rappelle, une à une, les phases de la répression financière.
En 2014, le groupe bancaire français BNP-Paribas est frappé d’une amende de 8,83 milliards de dollars par le Department of Justice (DOD) suite à une enquête de l’OFAC. Il accepte de payer, sans que le gouvernement de François Hollande lève le petit doigt pour l’aider. L’OFAC et le DOD reprochent à la banque française d’échanger (indirectement) avec Cuba et l’Iran, à l’aide de dollars américains, ce qui la rend justiciable de la loi (« extra-territoriale ») américaine. À travers BNP, c’est l’ensemble des intermédiaires et sociétés-écrans qu’elle finance qui sont visés.
Les « traders d’Outre-mer » ne sont mentionnés que de manière incidente dans le jugement final, mais le message est clair : l’empire du dollar sonne le glas de la finance de l’ombre. Selon les mots du Procureur général Eric Holder, « cette décision établit la détermination du Département of Justice à faire respecter les embargos. Que toute institution – où qu’elle se trouve dans le monde – sache que les comportements illégaux ne seront désormais plus tolérés ».
Ces attaques surviennent alors que la finance européenne, touchée de plein fouet par la crise de 2008, a désespérément besoin d’accès au dollar. La Federal Reserve Bank (Fed, la Banque centrale des États-Unis) ouvre son robinet, mais non sans conditions : à la suite de pressions multiformes, l’Union européenne adapte sa législation pour la conformer à celle des États-Unis. La Fourth Money Laundering Directive (MLD-4, directive 2015/849) exige notamment un degré sans précédent de transparence de la part des banques et entreprises européennes.
Le maquillage des comptes, l’utilisation de sociétés-écrans, les liens avec les traders : tout cela devient accessible aux autorités. L’ère où la finance offshore échappait aux États-Unis est terminée, et les banques françaises cessent du même coup leurs activités sur l’île. À l’insouciance désinvolte fait place un zèle paranoïaque.
« A partir de 2014, la Société Générale et BNP sont parties de Cuba. Ils cessent non seulement de financer des activités dans l’île, mais ferment des comptes liés au pays », rappelle Pierre Mercier. Les anecdotes abondent d’une coercition sourcilleuse – notamment des clôtures de comptes pour un virement d’un pays européen à un autre, mais incluant « Cuba » dans le libellé.
Le pire était à venir. Donald Trump applique la troisième section de la loi Helms-Burton (négligée par les présidences antérieures), prend près de deux cent cinquante mesures de rétorsion financières contre Cuba, et place l’île sur la liste de « pays finançant des activités terroristes ». Un arsenal maintenu intact par Joe Biden.
Les Européens n’opposent aucune résistance à ce nouvel ordre des choses. « Le service économique de l’ambassade décourage désormais quiconque voudrait s’implanter à Cuba, témoigne le cadre d’une entreprise présente sur l’île. De nombreuses sociétés françaises souhaiteraient faire affaire ici : elles n’ont aucun soutien institutionnel ».
Qui plus est, la situation menace la solvabilité de Cuba, pour les rares entreprises qui se risquent encore à contourner l’embargo. Un intermédiaire entre une société agro-alimentaire canadienne et le gouvernement cubain témoigne : « Plusieurs fois, Cuba était incapable de payer au comptant. Elle a donc proposé à l’entreprise de repousser l’échéance, s’endettant toujours plus. La dette n’a cessé de croître. Au bout de plusieurs années, il semblait que Cuba était simplement incapable de payer : le groupe a cessé ses activités, après avoir perdu beaucoup d’argent. Comme ces échanges étaient effectués de manière informelle, dans l’illégalité, aucune procédure judiciaire n’a pu être entamée pour régler le contentieux ».
Autour de Cuba, on pouvait difficilement resserrer encore l’étau. La seconde administration Trump devait pourtant accroître les moyens de pression, s’attaquant à deux sources majeures de devises : la coopération médicale et le tourisme. Tandis qu’il contraignait plusieurs pays d’Amérique centrale à renvoyer leurs médecins cubains en mission, les Républicains menaient une campagne agressive pour désinciter au tourisme (que la pénurie énergétique avait déjà réduit à portion congrue) [6]. Les menaces de rétorsion tarifaire sur les pays exportant du pétrole à Cuba ont fait le reste.
Dans ce redoutable édifice, une seule faille : le secteur privé cubain, moins directement touché par les sanctions [7]. Le secrétaire d’État Marco Rubio a confirmé qu’il était légal d’exporter du pétrole à une entreprise cubaine, à condition qu’elle n’entretienne pas de lien avec l’État. Assouplissement fragile et réversible, mais qui a d’ores et déjà conduit à le gouvernement cubain à prendre des mesures de libéralisation. Au risque de rompre le fragile équilibre entre public et privé, que le Parti communiste cubain (PCC) tente de maintenir ?
Préserver le socialisme ou rompre l’embargo ?
Tard le soir, assise sur un banc, Marielisa* médite sur « l’actualisation du modèle socialiste cubain », selon la terminologie en vigueur. Cette jeune cadre du Parti communiste, professeure à l’université, critique les mutations culturelles induites par la libéralisation. « La mentalité entrepreneuriale à l’américaine infuse peu à peu à Cuba, regrette-t-elle. L’école m’a élevé dans un esprit où l’on faisait tout en commun, selon l’expression consacrée. Aujourd’hui, il est de bon ton de s’en moquer : en commun est devenu une sorte de meme sur les réseaux sociaux. Comme une idée ringarde ». Vestige d’une époque en train de disparaître ?
Des mesures supplémentaires ont été prises début mars pour favoriser la croissance des entreprises privées. Celles-ci pourront notamment prendre une participation à des actifs publics, et passer des contrats d’associations pour effectuer des économies d’échelle. Au sein du PCC, ces réformes ont provoqué de vives fractures.
Favorable au retour d’un modèle étatisé, Marielisa défend une approche dont elle assume fièrement l’« orthodoxie » : « les Cubains n’auront jamais le niveau de vie matériel des Occidentaux. Mais ils auront autre chose ». Elle regarde l’avenue qui s’étend devant nous ; les lampadaires, victimes d’une coupure de courant, y sont éteints. De minces halos de lumière rayonnent encore depuis quelques habitations, éclairant le contour des rues qui s’enfoncent progressivement dans une douce pénombre. « Dans quelle autre capitale latino-américaine pourrait-on se promener la nuit, dans le noir, sans risquer d’être immédiatement attaqué ? » Malgré l’obscurité et une pauvreté croissante, La Havane demeure sûre.
« Les Cubains ont des choses qu’ils ne doivent pas perdre, continue-t-elle. Quel autre pays du sud peut se targuer d’avoir autant démocratisé la culture ? Cuba est un pays où l’on peut être heureux ». Puis de concéder : « Des situations de détresse extrême sont apparues, que l’on ne connaissait pas auparavant. Mais la libéralisation ne va pas les faire disparaître. Elle va accroître les écarts de revenus, le ressentiment à l’égard des plus riches, et fracturer l’unité du pays. Exactement ce que veulent les États-Unis ». Elle sait sa position minoritaire.
Libéraliser sans exclure, introduire de la concurrence tout en préservant l’État-providence et la planification. Cet enjeu réapparaît le lendemain, lors d’une réunion consacrée aux questions de santé. Les panelistes évoquent l’évolution du système cubain, qui voit l’apparition d’un marché pharmaceutique parallèle. Entorse au modèle « socialiste » qui a fait le rayonnement de l’île, est-il un mal nécessaire pour contourner l’embargo ? Permettra-t-il à Cuba d’importer des médicaments, même s’il faudra les vendre au prix du marché ?
Le public prend la parole, les arguments fusent. Beaucoup craignent ces dynamiques de libéralisation, qui menacent une pierre angulaire du modèle cubain. D’autres font valoir que le système sanitaire n’est déjà plus que l’ombre de lui-même : pénuries de médicaments et coupures de courant dans les hôpitaux ont fragilisé le droit à la santé, gravé dans la Constitution.
Une paneliste, universitaire spécialiste des enjeux de santé, reprend la parole. Elle détaille les besoins énergétiques des hôpitaux, frappés de plein fouet par la pénurie de pétrole. Puis : « La situation ne peut pas continuer. Il faut que la solution vienne de quelque part. Je serais incapable de vous dire d’où elle peut venir, mais il faut pourtant qu’elle vienne ». Rires nerveux de la salle. Et d’ajouter : « nous n’avons pas le choix ».
Vincent Ortiz, Pierre Lebret
* Les noms précédés d’une astérisque ont été modifiés.