
Une fois de plus, la loi est allègrement violée dans l’affaire dite de la « mouvance anarcho-autonome », suite à l’inculpation pour terrorisme de 9 personnes, dont 5 actuellement en détention préventive, dans le cadre d’une enquête sur des « sabotages » de caténaires sur des lignes SNCF : présomption d’innocence bafouée allègrement ; utilisation des dispositions ultra répressives des lois antiterroristes dans une affaire qui n’en relève évidemment pas ; inculpation pour association de malfaiteurs sur la simple collecte de documents politiques, sans faits concrets qui en démontreraient l’existence ; incarcération sans aucune preuve tangible (de l’aveu même des magistrats chargés de l’affaire) !
Une fois de plus, une campagne de lynchage politico-médiatique est lancée pour désigner des boucs émissaires.
Cette campagne de désinformation orchestrée autour de l’évocation d’une organisation « clandestine » et « radicale » a simplement pour fonction de faire monter la peur dans le pays et l’hostilité contre tous ceux et celles qui remettent en cause l’ordre établi. Nous considérons que ces actes de malveillance ne sont d’aucune utilité dans la défense des causes pour lesquelles nous luttons, mais quels qu’en soient les auteur-e-s, ils ne relèvent pas de l’action terroriste. Il faut demander la libération immédiate des 5 écroués, ainsi que la requalification des accusations portées.
Auparavant et à partir de faits similaires c’est SUD Rail qui avait été suspecté. La condamnation du DAL à une amende de 12000€, entre dans cette politique de répression et de criminalisation de la contestation.
Nous proposons la création d’un Collectif Contre la Criminalisation de la Contestation à l’image des nombreux comités et collectifs qui se créent à la suite et à l’appel du comité de Tarnac
Nous vous invitons à nous réunir le 8 décembre 2008, à 18h au Serpent Volant, à Tours, afin de discuter de la création de ce collectif.