
Ils protestent de façon unitaire (enfin) contre la privatisation annoncée de leur office et la perte future de leur statut "d’assimilé fonctionnaire"
Les chômeurs n’ont rien à gagner et tout à perdre de la privatisation de l’ANPE, voilà qui est sûr. Mais allez donc expliquer à un chômeur, sortant de son contrôle mensuel, qu’il doit demain être solidaire de son "inquisiteur" ! Pour un agent ANPE sympathique, nous en connaissons dix arrogants. Si demain je vais au rassemblement, je risque de côtoyer le "bourreau" qui persécute une femme dont nous avons pris la défense. Acte bien difficile que de défendre le service public quand ses agents nous toisent depuis des années. Nous n’avons pas le même problème avec la poste (ou l’hôpital) car il est facile de comprendre que la longueur de la fille d’attente n’est pas de la responsabilité de l’employé(e) qui par ailleurs est souvent sympathique ou du moins neutre. Tout serait bien plus simple si les agents ANPE avaient demandé, DES LE DEBUT, le respect des demandeurs d’emploi au lieu de réclamer des hygiaphones, des cellules de soutiens psychologique pour ceux dont l’ANPE avait brûlée, j’en passe et des meilleures... La solidarité ne se décrète pas : elle se construit. C’est une chose que d’être reçu par un employé qui vous dit : "je ne puis rien pour vous mais je suis obligé de vous convoquer quand même". C’est autre chose que de se faire "descendre en flamme" par un jeunot zélé qui jouis narcissiquement de sa parcelle de pouvoir sans se rendre compte qu’ils sera demain de l’autre coté du comptoir ! Bref, si quelques chômeurs se mêlent demain aux agents ANPE se sera par conviction politique, par amitié envers la poignées de syndicalistes qui, DES LE DEBUT, ont dénoncé le PARE, mais pas par un élan général du coeur... Situation paradoxale que de se lever le matin pour participer à un manifestation où l’on va retrouver à la fois ses amis et ses ennemis...
Rémy pour AC ! Montpellier.